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		<title>JournArles</title>
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		<title>Les fruits et l&#233;gumes d'Almer&#237;a pestif&#233;r&#233;s &#224; cause des pesticides</title>
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		<dc:creator>Conf&#233;d&#233;ration Paysanne 13</dc:creator>



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&lt;p&gt;&#171; El pimiento sucio &#187;, le piment sale. A la seule &#233;vocation de ce nom, on vous regarde de travers. Sur les 26 500 hectares du plus grand verger d'Europe, difficile de trouver des agriculteurs (parmi les 16 000 existants) dispos&#233;s &#224; vous faire visiter leur exploitation. La raison de cette parano&#239;a collective porte un nom savant : l'isophenphos m&#233;thyl. &lt;br class='autobr' /&gt;
Depuis que des r&#233;sidus de ce pesticide ill&#233;gal ont &#233;t&#233; d&#233;couverts, fin 2006, sur des piments export&#233;s vers l'Allemagne, l'inqui&#233;tude s'accro&#238;t dans la (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.journarles.org/local/cache-vignettes/L127xH98/arton444-42ba1.jpg?1579297960' width='127' height='98' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; El pimiento sucio &#187;, le piment sale. A la seule &#233;vocation de ce nom, on vous regarde de travers. Sur les 26 500 hectares du plus grand verger d'Europe, difficile de trouver des agriculteurs (parmi les 16 000 existants) dispos&#233;s &#224; vous faire visiter leur exploitation. La raison de cette parano&#239;a collective porte un nom savant : l'isophenphos m&#233;thyl.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis que des r&#233;sidus de ce pesticide ill&#233;gal ont &#233;t&#233; d&#233;couverts, fin 2006, sur des piments export&#233;s vers l'Allemagne, l'inqui&#233;tude s'accro&#238;t dans la r&#233;gion d'Almer&#237;a (Andalousie). Et pour cause : les cultures intensives &#173; sous serres &#173; de fruits et l&#233;gumes sont le principal moteur de l'activit&#233; &#233;conomique r&#233;gionale. Or, &#224; la faveur de ce scandale qui a travers&#233; l'Europe comme une tra&#238;n&#233;e de poudre, la mauvaise r&#233;putation a gangren&#233; les invernaderos (&#171; serres &#187;) des environs d'Almer&#237;a, unique zone agricole d'Espagne vivant sans aucune subvention.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ostracisme. En janvier, le Royaume-Uni, la Finlande et la Hongrie ont aussi trouv&#233; des traces d'isophenphos m&#233;thyl sur des piments en provenance d'Almer&#237;a. Avec l'Allemagne, ils ont port&#233; plainte aupr&#232;s de Bruxelles, qui a plac&#233; le produit toxique sur sa liste noire. Au mois de f&#233;vrier, nouveau coup dur pour l'agriculture intensive d'Almer&#237;a : les autorit&#233;s sanitaires n&#233;erlandaises d&#233;tectent sur des tomates, des concombres et des aubergines les restes d'un autre pesticide interdit. &#171; M&#234;me si cela ne concerne qu'une minorit&#233; d'exploitants, le mal touche tout le secteur et menace une r&#233;gion enti&#232;re &#187;, se lamente Juan Carlos P&#233;rez, de Coexphal, la principale association de coop&#233;ratives hortifruticoles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2006, les 16 000 exploitations d'Almer&#237;a ont produit 2,8 millions de tonnes de fruits et l&#233;gumes, soit 1,3 milliard d'euros. Sur place, les effets d'un boycott partiel se font sentir. D'apr&#232;s Coexphal, depuis le d&#233;but de la crise, la production des vari&#233;t&#233;s de piment a chut&#233; de 15 %, et sa commercialisation de 30 %. La baisse se fait surtout sentir en Allemagne, le d&#233;bouch&#233; num&#233;ro 1.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les petits agriculteurs de la zone (chaque propri&#233;t&#233; s'&#233;tend en moyenne sur 2 hectares) vivent cet ostracisme comme une calamit&#233;. D'autant que les autorit&#233;s andalouses ont r&#233;agi avec s&#233;v&#233;rit&#233; : vingt-cinq soci&#233;t&#233;s exportatrices de piments ont &#233;t&#233; suspendues et condamn&#233;es &#224; payer 125 000 euros d'amendes ; quarante exploitations ont &#233;t&#233; paralys&#233;es et amend&#233;es. &#171; Il ne faudrait tout de m&#234;me pas g&#233;n&#233;raliser, dit Lola Gomez Ferron, l'un des rares exploitants &#224; faire visiter ses cultures. Dans l'ensemble, on a de quoi &#234;tre fier. En trente ans, on est pass&#233; ici d'une &#233;conomie de subsistance &#224; un mod&#232;le d'agriculture intensive qui approvisionne le reste du continent les douze mois de l'ann&#233;e. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur place, tout le monde reconna&#238;t que la question des pesticides, dont le co&#251;t d&#233;passe fr&#233;quemment celui des engrais, est un authentique casse-t&#234;te. &#171; C'est un chaos absolu, s'insurge Jos&#233; Antonio Aliaga, responsable provincial de l'agriculture. Je ne doute pas que certains exploitants soient fauteurs. Mais certains produits phytosanitaires sont autoris&#233;s ici et interdits en Allemagne ou aux Pays-Bas. D'autres, licites encore r&#233;cemment, ont &#233;t&#233; prohib&#233;s sans que l'information ait bien circul&#233;... Personne ne s'y retrouve ! &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis 1997, le nombre de pesticides autoris&#233;s est pass&#233; de 200 &#224;... 20. Parall&#232;lement, comme le confirme l'Association espagnole de protection des plantes (AEPLA), le march&#233; des pesticides ill&#233;gaux, souvent moins on&#233;reux, cro&#238;t sans cesse. &#171; Le diktat des distributeurs, qui exigent des fruits et l&#233;gumes lisses et sans tache, est tel que l'usage des pesticides est stimul&#233;, insiste Juan Carlos Perez, de Coexphal. On pourrait ais&#233;ment retirer 80 % des produits sans affecter la qualit&#233; hortifruticole. &#187; Autre difficult&#233; locale : les hautes temp&#233;ratures (jusqu'&#224; 50 &#176;C) et le climat semi-aride sont &#224; l'origine d'&#233;pid&#233;mies plus aigu&#235;s qu'ailleurs en Europe. &#171; Dans les serres des Pays-Bas, les choses sont bien faciles &#187;, souligne Jos&#233; Antonio Aliaga.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Contr&#244;le biologique. La solution ? Elle passe, dit-on ici, par le renforcement du &#171; contr&#244;le int&#233;gr&#233; &#187;, c'est-&#224;-dire la mise en place d'inspections aux crit&#232;res harmonis&#233;s dans les exploitations hortifruticoles. 10 % des serres de la r&#233;gion d'Almer&#237;a (autour d'El Ejido) devraient en b&#233;n&#233;ficier d'ici la fin de l'ann&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autre piste, qui &#233;liminerait le recours aux pesticides : le contr&#244;le biologique (tr&#232;s r&#233;pandu aux Pays-Bas). Exemple : en implantant des insectes baptis&#233;s nesidiocoris, on tue les mouches blanches, un fl&#233;au pour les l&#233;gumes. De la m&#234;me fa&#231;on, les orius liquident les redoutables thrips, capables de r&#233;duire une r&#233;colte enti&#232;re &#224; n&#233;ant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Entre Almer&#237;a et El Ejido, non loin de la mer, au milieu des milliers de plastiques recouvrant les serres, l'agronome Lola Fernandez montre des piq&#251;res superficielles de mouches blanches sur des piments rouges. On se trouve &#224; Las Palmeras, un centre exp&#233;rimental g&#233;r&#233; par la r&#233;gion Andalousie, o&#249; l'on dessine l'agriculture intensive de demain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis l'automne, Lola voit d&#233;filer des centaines d'agriculteurs venant &#233;tudier les techniques du contr&#244;le biologique, sous la haute main de 400 techniciens fra&#238;chement form&#233;s. &#171; La survie &#233;conomique d'Almer&#237;a, d&#233;j&#224; menac&#233;e par la concurrence des fruits et l&#233;gumes d'Isra&#235;l, du Maroc ou de Turquie, en d&#233;pend. A moyen terme, notre r&#233;gion sera leader sur ce terrain &#187;, dit, optimiste, Juan Carlos Perez. Selon Coexphal, la superficie sous contr&#244;le biologique passera, d&#233;but 2008, de 1 000 &#224; 6 000 hectares. Suffisant pour rassurer les consommateurs du reste de l'Europe ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.liberation.fr/actualite/economie_terre/249305.FR.php&#034; class='spip_url spip_out auto' rel='nofollow external'&gt;http://www.liberation.fr/actualite/economie_terre/249305.FR.php&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Le mouvement d'Oaxaca devient &#171; gouvernement alternatif &#187;</title>
		<link>https://www.journarles.org/spip.php?article396</link>
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		<dc:creator>Conf&#233;d&#233;ration Paysanne 13</dc:creator>



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&lt;p&gt;La chute des barricades ne freine pas le mouvement social d'Oaxaca. Sans arr&#234;ter de r&#233;clamer le d&#233;part du gouverneur corrompu Ulises Ruiz, les &#171; communards &#187; mexicains se concentrent sur leur exp&#233;rience autogestionnaire. &lt;br class='autobr' /&gt; par Christophe Koessler &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Oaxaca, c'est moi. Nous sommes tous Oaxaca. &#187; Le slogan qui retentit chaque jour dans les rues des villes de Mexico et de Oaxaca symbolise l'espoir que soul&#232;ve aujourd'hui, dans tout le pays, la lutte des 300 organisations sociales, communaut&#233;s indig&#232;nes et (...)&lt;/p&gt;


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		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La chute des barricades ne freine pas le mouvement social d'Oaxaca. Sans arr&#234;ter de r&#233;clamer le d&#233;part du gouverneur corrompu Ulises Ruiz, les &#171; communards &#187; mexicains se concentrent sur leur exp&#233;rience autogestionnaire.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;par Christophe Koessler&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Oaxaca, c'est moi. Nous sommes tous Oaxaca. &#187; Le slogan qui retentit chaque jour dans les rues des villes de Mexico et de Oaxaca symbolise l'espoir que soul&#232;ve aujourd'hui, dans tout le pays, la lutte des 300 organisations sociales, communaut&#233;s indig&#232;nes et syndicats de cet Etat du Sud du Mexique pour la d&#233;mocratie et la satisfaction des besoins de la population. Apr&#232;s 184 jours de conflit, 22 morts, 34 disparus, et plus de 104 d&#233;tentions ill&#233;gales, le mouvement social, r&#233;uni au sein de l'Assembl&#233;e populaire des peuples d'Oaxaca (APPO), continue &#224; tenir t&#234;te pacifiquement au gouvernement local du Parti R&#233;volutionnaire Institutionnel (PRI), au pouvoir depuis plus de septante ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R&#233;pression et pr&#233;dation&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quotidiennement, des milliers de personnes d&#233;filent dans les rues, exigeant la d&#233;mission du gouverneur Ulises Ruiz, ainsi que le repli de la police f&#233;d&#233;rale, qui occupe depuis fin octobre la place centrale de la ville, apr&#232;s avoir balay&#233; les centaines de barricades dress&#233;es par les insurg&#233;s. Si des voyageurs s'aventurent &#224; nouveau dans la tr&#232;s touristique ville d'Oaxaca dans ce climat surr&#233;aliste, un graffiti tout r&#233;cent en anglais vient les mettre en garde : &#171; Touristes ! La ville est ferm&#233;e momentan&#233;ment, et sera r&#233;ouverte d&#232;s que nous obtiendrons justice. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La semaine pass&#233;e, &#224; la suite de trois jours de d&#233;bats ext&#233;nuants, un millier de d&#233;l&#233;gu&#233;s de l'APPO ont formellement constitu&#233; l'organisation du mouvement, adopt&#233; ses statuts et &#233;lu ses 230 membres, tous sur pied d'&#233;galit&#233;. A la satisfaction g&#233;n&#233;rale : &#171; Il y avait de grands risques que le mouvement se divise ou que soit adopt&#233;e une structure tr&#232;s verticale, car ce sont deux sp&#233;cialit&#233;s de la gauche traditionnelle &#187;, assure Gustavo Esteva, chercheur et directeur de l'Universit&#233; de la terre, &#224; Oaxaca.&lt;br class='autobr' /&gt;
Or rien de tout cela. C'est &#224; travers 23 commissions de travail th&#233;matiques que les d&#233;l&#233;gu&#233;s vont organiser la r&#233;sistance civile et coordonner leur appui aux communaut&#233;s locales, sans comit&#233; central.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A court terme, l'objectif de l'APPO est de pousser &#224; la d&#233;mission le gouverneur Ulises Ruiz, qui cristallise &#224; lui seul le m&#233;contentement populaire. Arriv&#233; au pouvoir par la fraude en d&#233;cembre 2004, le cacique du PRI a imm&#233;diatement r&#233;prim&#233; toute contestation. Avant m&#234;me le d&#233;but des grandes mobilisations de mai 2006, les organisations locales de d&#233;fense des droits humains d&#233;nombraient d&#233;j&#224; 32 assassinats commis par les autorit&#233;s locales et les groupes paramilitaires.&lt;br class='autobr' /&gt;
Un autoritarisme qui a fait l'unit&#233; contre lui - alors que les groupements &#233;taient tr&#232;s dispers&#233;s jusqu'alors - surtout apr&#232;s la dure r&#233;pression qui s'est abattue le 14 juin sur les instituteurs, alors en gr&#232;ve pour une simple augmentation salariale. &#171; Les puissants ont cru que la violence pouvait r&#233;soudre le conflit. En r&#233;alit&#233;, ils n'ont fait que jeter de l'huile sur le feu &#187;, explique Rodolfo Rosas Zarate, jeune sociologue, militant du Comit&#233; de d&#233;fense des droits du peuple.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le pouvoir par le bas&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Loin de r&#233;pondre aux besoins criants en eau, sant&#233; et &#233;ducation des populations marginalis&#233;es, Ulises Ruiz s'est lanc&#233; dans de grands travaux de r&#233;novation des places principales de la Ville de Oaxaca. &#171; Il a d&#233;truit les places de la ville pour attirer des fonds de l'Etat f&#233;d&#233;ral, sans aucun &#233;gard pour le patrimoine national. Remplacer la pierre verte d'Antequera de nos r&#233;gions par des dalles de b&#233;ton est une absurdit&#233;, tout comme l'abattage d'arbres centenaires &#187;, s'emporte M. Esteva. Une pratique qui avait pour but de d&#233;tourner une grande partie de cet argent pour les besoins de son parti et de son entourage, assurent les militants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'outrance avec lequel le r&#233;gime local poursuit les pratiques classiques de pr&#233;dation, de n&#233;potisme et de corruption a encourag&#233; le mouvement &#224; se lancer dans un processus de changement radical du politique. &#171; Nous voulons construire un pouvoir qui va peu &#224; peu d&#233;truire de lui-m&#234;me le pouvoir existant &#187;, explique Soledad Ortiz V&#225;zquez, d&#233;l&#233;gu&#233;e &#233;lue de l'APPO. D'o&#249; le nom du nouvel organe constitutif de l'organisation : le &#171; Conseil &#233;tatique &#187; (Consejo estatal), qui vise non seulement &#224; faire tomber les caciques actuels, mais aussi &#224; assumer actuellement des fonctions d&#233;volues &#224; l'Etat. Au plus fort du conflit, par exemple, l'APPO se chargeait de sanctionner les d&#233;lits de droit commun, le plus g&#233;n&#233;ralement par l'assignation des coupables &#224; des travaux d'utilit&#233; publique. Aujourd'hui, le Conseil veut aussi r&#233;pondre de lui-m&#234;me aux besoins les plus pressants de la population. Il a ainsi constitu&#233; une commission de s&#233;curit&#233; sociale, une autre de d&#233;veloppement communautaire et rural, ou encore de sant&#233; publique. &#171; Il s'agit d'un gouvernement parall&#232;le, et ces commissions sont nos d&#233;partements &#187;, explique fi&#232;rement Mme Ortiz. &#171; A long terme, nous l'installerons au palais du gouvernement. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Valeurs indig&#232;nes&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les valeurs du Conseil s'inspirent en grande partie des pratiques politiques des communaut&#233;s indig&#232;nes : &#171; L'APPO a fait un grand pas dans notre direction en adoptant les principes de communaut&#233; et d'autonomie comme premiers principes de l'organisation &#187;, s'enthousiasme Adelfo Regino, pr&#233;sident de l'Organisation des peuples Mixes. Si les nations autochtones n'ont pas &#233;t&#233; suffisamment int&#233;gr&#233;es &#224; l'APPO &#224; ses d&#233;buts, le mouvement s'est toutefois fortement inspir&#233; des us et coutumes indig&#232;nes : l'organisation en Assembl&#233;e, o&#249; toutes les d&#233;cisions importantes sont prises, le tequio, travail collectif non r&#233;mun&#233;r&#233; et obligatoire, et la guelaguetza, solidarit&#233; ou aide d&#233;sint&#233;ress&#233;e entre les membres d'une communaut&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais la d&#233;claration de principe du nouveau Conseil va encore plus loin : elle stipule qu'aucun des 230 membres ne pourra &#234;tre r&#233;&#233;lu &#224; l'issue d'une p&#233;riode de un &#224; deux ans, int&#232;gre le principe de l'&#233;galit&#233; des genres et fait sienne la consigne des zapatistes du Chiapas : &#171; Ordonner en ob&#233;issant &#187; (mandar obedeciendo).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au-del&#224;, c'est &#224; une v&#233;ritable transformation &#233;conomique et sociale qu'en appelle l'APPO, en se pronon&#231;ant pour l'av&#232;nement d'un monde non capitaliste et non imp&#233;rialiste, sur une base d&#233;mocratique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour l'heure, les esprits sont &#224; la mobilisation. Apr&#232;s cinq mois de conflit et une situation d'ingouvernabilit&#233; de fait dans la ville d'Oaxaca, le gouverneur s'obstine toujours. Cette semaine, l'APPO a d'ores et d&#233;j&#224; pr&#233;vu d'occuper le Palais du gouvernement, d'&#233;riger des barricades symboliques devant les bureaux de l'Etat pour dissuader les fonctionnaires de se rendre &#224; leur travail, et de bloquer des routes r&#233;gionales.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'organisation participe aussi, depuis hier, &#224; une gr&#232;ve nationale lanc&#233;e par le mouvement zapatiste et se joindra aux protestations massives contre l'entr&#233;e officielle &#224; la pr&#233;sidence du pays de Felipe Calderon le 1er d&#233;cembre. Son &#233;lection a &#233;galement &#233;t&#233; entach&#233;e de fraudes. Inspir&#233;es par l'Assembl&#233;e d'Oaxaca, 25 organisations sociales du Chiapas ont fond&#233;, le 11 novembre dernier, une APPCH. Une assembl&#233;e populaire de Mexico devait &#234;tre constitu&#233;e ce week-end. Le mouvement d'Oaxaca sera-t-il le d&#233;clencheur d'un changement radical pour l'ensemble du pays ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;******&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les femmes s'emparent de la t&#233;l&#233;vision d'&#233;tat&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Nous &#233;tions 20 000 &#187;, raconte Soledad Ortiz V&#225;zquez, d&#233;l&#233;gu&#233;e de l'APPO. &#171; Nous avions d&#233;cid&#233; de convoquer une manifestation le 1er ao&#251;t pour rendre plus visible notre force. Car depuis le d&#233;but de la r&#233;sistance, nous avons jou&#233; un r&#244;le fondamental au sein du mouvement. &#187; Casseroles &#224; la main, &#171; en hommage aux femmes chiliennes &#187;, les femmes d&#233;filent au centre-ville et &#171; ferment &#187; un h&#244;tel qui jouait le r&#244;le de Chambre des d&#233;put&#233;s (le Parlement ayant &#233;t&#233; occup&#233; depuis longtemps par les insurg&#233;s). Spontan&#233;ment, arriv&#233;es au Zocalo (la place centrale), elles d&#233;cident de demander un espace d'antenne &#224; la cha&#238;ne de t&#233;l&#233;vision publique Canal 9, pour exprimer leurs revendications. Devant le refus de la direction, celles-ci d&#233;cident tout simplement de... &#171; prendre &#187; la t&#233;l&#233;vision. Pendant deux mois, les femmes se chargeront de g&#233;rer ce qui devient la cha&#238;ne de l'APPO, malgr&#233; leurs faibles connaissances techniques, les hommes &#233;tant appel&#233;s pour prot&#233;ger les antennes de diffusion situ&#233;es sur les collines alentours. L'aventure se termine avec l'entr&#233;e en force de groupes paramilitaires lourdement arm&#233;s &#224; 4 h du matin, &#224; la fin septembre. Qu'&#224; cela ne tienne. A 6 h, elles d&#233;cident d'occuper les douze radios commerciales et &#233;tatiques, qu'elles garderont plus d'un mois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;sormais, il faudra compter avec la Coordination des femmes de Oaxaca du 1er ao&#251;t pour promouvoir la place des femmes aux postes &#224; responsabilit&#233;. Car, sur les 230 membres du Conseil &#233;tatique de l'APPO, seules vingt-cinq sont des femmes : &#171; Peu de femmes ont pu participer aux congr&#232;s. Les leaders de communaut&#233;s sont en g&#233;n&#233;ral des hommes. Nous devons construire l'&#233;galit&#233; peu &#224; peu, ce sera un travail intense. Nous avons rendu visible notre r&#244;le. Les hommes se sentent plus s&#251;rs avec nous &#187;, assure Mme Ortiz V&#225;zquez.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;******&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Trois questions &#224; Gustavo Esteva, de l'Universit&#233; de la Terre&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Gustavo Esteva a cr&#233;&#233;, il y a quatre ans, l'Universit&#233; de la Terre, destin&#233;e aux jeunes des communaut&#233;s indig&#232;nes. Celles-ci ont pour la plupart chass&#233; l'&#233;cole publique de leurs terres, car per&#231;ue comme un instrument de domination.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vous analysez le mouvement oaxaque&#241;o comme la convergence de trois luttes d&#233;mocratiques. Lesquelles ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui se construit &#224; Oaxaca anticipe notre futur et est porteur d'&#233;norm&#233;ment d'espoir. Le mouvement a r&#233;uni d'abord ceux qui souhaitent renforcer la d&#233;mocratie formelle, dont les faiblesses sont bien connues &#224; Oaxaca. Les gens sont fatigu&#233;s des manipulations et des fraudes et ceux qui ont confiance dans le syst&#232;me &#233;lectoral veulent qu'il soit propre et efficace. D'autres insistent davantage sur la d&#233;mocratie participative, par le biais d'initiatives populaires, de r&#233;f&#233;rendums, de pl&#233;biscites, de budgets participatifs, et la possibilit&#233; de r&#233;voquer les &#233;lus. Enfin, de mani&#232;re surprenante, un tr&#232;s grand nombre de groupements souhaitent &#233;tendre la d&#233;mocratie autonome ou radicale, comprise comme l'exercice direct du pouvoir par les gens eux-m&#234;mes. Dans l'Etat d'Oaxaca, quatre municipalit&#233;s sur cinq ont leur propre forme de gouvernement, sans passer par l'interm&#233;diaire des partis. Mais, bien que leur autonomie, leur droit de se r&#233;gir eux-m&#234;mes par us et coutumes leur a &#233;t&#233; reconnu l&#233;galement en 1995, elles continuent &#224; &#234;tre l'objet de harc&#232;lement de la part des autorit&#233;s. Les partisans de la d&#233;mocratie radicale souhaitent qu'avec le temps, ces municipalit&#233;s se coordonnent jusqu'&#224; constituer une forme de gouvernement &#224; l'&#233;chelle de l'Etat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La tradition autochtone semble rejoindre ici l'id&#233;al anarchiste. Qu'en pensez-vous ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'anarchie est associ&#233;e &#224; l'id&#233;e qu'il n'y a pas de gouvernement. Les gens d'ici veulent se gouverner eux-m&#234;mes, avoir un gouvernement constitu&#233; d'eux-m&#234;mes. Il y a un respect de l'autorit&#233;, &#224; partir du moment o&#249; elle respecte le principe zapatiste d'&#171; ordonner en ob&#233;issant &#187;. L'APPO s'est aussi abstenue de chercher &#224; prendre le pouvoir. Plut&#244;t que de grimper sur les chaises vides de ceux qui ont abus&#233; du pouvoir, les organisations sociales tentent de reconstruire la soci&#233;t&#233; depuis le bas et de cr&#233;er un nouveau type de relations sociales. Comme disent les zapatistes : changer le monde est tr&#232;s difficile, si ce n'est impossible. Une attitude plus pragmatique est la construction d'un monde nouveau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette construction peut-elle se faire sans violence ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour Gandhi, la non violence &#233;tait la plus grande vertu et la l&#226;chet&#233; le pire de vices. Il ajoutait que la non violence &#233;tait r&#233;serv&#233;e aux forts, tandis que les faibles n'avaient d'autre choix que d'utiliser la violence. Mais il est difficile d'expliquer aux jeunes de Oaxaca qu'en r&#233;alit&#233; ce sont eux les forts. Je suis &#233;tonn&#233; que l'on y soit arriv&#233;. Tr&#232;s franchement, je craignais un bain de sang quand la police f&#233;d&#233;rale est entr&#233;e en ville. Nous avons fait un &#233;norme effort pour que cela n'arrive pas. Beaucoup ont montr&#233; l'exemple en se couchant devant les blind&#233;s et, surtout, en montrant qu'ils n'avaient pas peur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En cas de reproduction de cet article, veuillez indiquer les informations ci-dessous :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;RISAL - R&#233;seau d'information et de solidarit&#233; avec l'Am&#233;rique latine&lt;br class='autobr' /&gt;
URL : &lt;a href=&#034;http://risal.collectifs.net/&#034; class='spip_url spip_out auto' rel='nofollow external'&gt;http://risal.collectifs.net/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Source : Le Courrier (&lt;a href=&#034;http://www.lecourrier.ch&#034; class='spip_url spip_out auto' rel='nofollow external'&gt;www.lecourrier.ch&lt;/a&gt;), 21 novembre 2006.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Nous d&#233;clarons les paysans d'utilit&#233; publique !</title>
		<link>https://www.journarles.org/spip.php?article383</link>
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		<dc:date>2006-11-08T10:02:34Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Conf&#233;d&#233;ration Paysanne 13</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;2000 personnes vendredi 27 &#224; Vienne avec Jean-Emile Sanchez et la Conf&#233;d&#233;ration paysanne&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.journarles.org/spip.php?rubrique14" rel="directory"&gt;Actions &lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.journarles.org/local/cache-vignettes/L150xH113/arton383-b398b.jpg?1579297960' width='150' height='113' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ce n'&#233;tait pas gagn&#233; ce rendez-vous de Vienne. Maintenant &#231;a l'est. Cette ville de l'Is&#232;re a connu vendredi dernier une forte journ&#233;e de lutte et de solidarit&#233;. Pr&#232;s de 2 000 personnes ont entour&#233; Jean-Emile Sanchez, que le pouvoir politique avait d&#233;cid&#233; de tra&#238;ner devant les Tribunaux parce que les paysans de la Conf&#233;d&#233;ration paysanne agissent contre la baisse continue du prix du lait. Et que certains ont os&#233;, en 2004-2005, aller r&#233;cup&#233;rer quelques yaourts - qui au fond ne leur avaient pas &#233;t&#233; pay&#233;s - pour les distribuer dans des quartiers populaires. Comment supporter un affront pareil ? &#034;8 mois de prison, c'est long mais pendant ce temps &#231;a l'emp&#234;chera de recommencer&#034; avait dit le Ministre Cl&#233;ment (on choisit pas son nom) aux paysans de la Loire qui &#233;taient venus le chauffer &#224; la Chambre d'Agriculture &#224; propos de la sanction requise - pour une action similaire - contre Jean Emile Sanchez au proc&#232;s de Montpellier...&lt;br class='autobr' /&gt;
Maintenant c'est le proc&#232;s de Vienne. On ignore si d'autres suivront. Mais de toutes fa&#231;ons, les paysans et bien d'autres n'acceptent pas que des militants aillent en prison pour des actions qui sont d'ailleurs non violentes, ne s'en prenant ni aux personnes ni aux &#233;quipements. La r&#233;ponse de Vienne a &#233;t&#233; forte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parall&#232;lement &#224; cette mobilisation pour la d&#233;fense de la libert&#233; - parce que c'est bien de &#231;a qu'il s'agit, en France et pas seulement en France en 2006 - la mobilisation de Vienne avait pour objectif de mettre sur la table beaucoup plus fortement la question du droit de chacun &#224; avoir un revenu permettant de vivre dignement. La Conf&#233;d&#233;ration paysanne ne veut pas se laisser enfermer dans une riposte &#224; la r&#233;pression. Elle entend bien continuer &#224; agir sur le coeur du probl&#232;me : le droit de chacun &#224; avoir une vie digne et un revenu de son travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour ce qui est de l'exigence d'un revenu issu du travail des paysans, les choses ont &#233;t&#233; discut&#233;es clairement &#224; Vienne. Le travail qui cr&#233;e les produits n&#233;cessaires &#224; l'alimentation de la soci&#233;t&#233; doit &#234;tre pay&#233; correctement, ne serait-ce que pour qu'il puisse se poursuivre. Ce n'est pas le cas. 40% des paysans gagnent moins que le SMIC. Et on sait comment et pourquoi, les discussions des ateliers ont d&#233;mont&#233; les m&#233;canismes. On sait ce qu'il faut changer, et on sait que c'est possible et r&#233;alisable. Face &#224; ceux qui appellent &#034;modernit&#233;&#034; l'&#233;limination des paysans, Sylvia Peres, auteur du livre &#034;Les paysans sont de retour&#034;, et t&#233;moin au proc&#232;s, demande : &#034;comment peut-on juger qu'une soci&#233;t&#233; est civilis&#233;e au nombre de paysans qu'elle fait dispara&#238;tre ? !&#034; La force de la Conf&#233;d&#233;ration paysanne est de poser cette question de fa&#231;on non corporatiste, en la reliant au d&#233;veloppement de la vie, et au fonctionnement et &#224; l'avenir de toute la soci&#233;t&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Conf&#233;d&#233;ration paysanne : les paysans parlent aux paysans et &#224; toute la soci&#233;t&#233; !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour ce qui est de l'exigence pour les autres cat&#233;gories sociales d'un revenu issu du travail, le probl&#232;me est pos&#233; aussi. Les m&#233;canismes &#233;conomiques et politiques qui d&#233;valorisent le travail et grossissent sans fin les profits capitalistes sont les m&#234;mes que ceux qui tuent l'agriculture paysanne. Pour r&#233;sumer : ce qu'on appelle le capitalisme n&#233;o-lib&#233;ral, la mondialisation.&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais &#224; Vienne, mis &#224; part SUD, les principales organisations syndicales de salari&#233;s &#233;taient absentes. Etonnant quand m&#234;me, compte tenu de ce dont il s'agissait : la d&#233;mocratie (avec un responsable syndical menac&#233; de prison) et le revenu du travail. Mais c'est comme &#231;a, pour le moment...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour ce qui est de l'exigence d'un revenu pour les millions de personnes qui sont aujourd'hui exclues d'un travail salari&#233; &#034;classique&#034; ( ? ?), la question a &#233;t&#233; abord&#233;e &#224; Vienne. Et l'exigence que chacun puisse vivre dignement a &#233;t&#233; affirm&#233;e avec force. Le syst&#232;me &#034;exclut&#034; ( ? ?) des millions de personnes, et &#231;a ne va pas s'arranger. C'est le m&#233;rite de la Conf&#233;d&#233;ration paysanne d'en parler, de permettre d'en parler, et de construire des liens et des ponts entre toutes les cat&#233;gories sociales qui souffrent de ce syst&#232;me.&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais l&#224;, on en est encore qu'aux balbutiements pour ce qui est des propositions et de la construction d'alternatives politiques et &#233;conomiques concr&#232;tes. Peut-&#234;tre parce qu'en France l'essentiel des forces raisonnent dans le cadre du syst&#232;me, quoi qu'elles en disent ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Des rendez-vous ont &#233;t&#233; donn&#233;s : 2 d&#233;cembre en France pour les ch&#244;meurs, juin 2007 au moment du G8 avec des marches en Europe contre la pauvret&#233; et la pr&#233;carit&#233;, pour exiger un revenu pour tous. Et puis il y a ce &#034;R&#233;seau de convergence des mouvements sociaux&#034; qui se met en place. A suivre...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un fait &#224; noter : les partis politiques ont &#233;t&#233; totalement absents de la pr&#233;paration de Vienne. Trop occup&#233;s par les pr&#233;sidentielles ? Ou bien &#233;tait-ce parce que tout le monde avait &#233;t&#233; pr&#233;venu qu'il n'&#233;tait pas question d'une &#034;r&#233;cup&#233;ration&#034; de la manifestation ? Les partis sont-ils l&#224; uniquement quand &#231;a vaut le coup pour eux, c'est &#224; dire qu'ils peuvent sortir les drapeaux devant les photographes et les cam&#233;ras et essayer d'embarquer du monde derri&#232;re leur &#233;tendart ? Pas impossible qu'il y ait de &#231;a...&lt;br class='autobr' /&gt;
Ceci n'a d'ailleurs pas emp&#234;ch&#233; la r&#233;ussite de cette action. Au contraire ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La manifestation de Vienne a donc aid&#233; &#224; mettre sur la table la question du droit au revenu pour tous. Symboliquement, la place de la mairie a &#233;t&#233; baptis&#233;e &#034;Place du droit au revenu&#034; - 27 octobre 2006. Pour que chaque personne puisse avoir une vie digne et faire un travail utile &#224; la soci&#233;t&#233;. Parce que c'est probablement dans cet ordre l&#224; qu'il faut poser les probl&#232;mes, si l'on veut sortir du pi&#232;ge de la logique infernale de ce syst&#232;me et se rendre capables de le transformer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour ce qui est du mauvais proc&#232;s fait &#224; Jean-Emile Sanchez, le procureur de Vienne a requis contre lui 4 mois avec sursis et une mise &#224; l'&#233;preuve de 18 mois. Le jugement a &#233;t&#233; mis en d&#233;lib&#233;r&#233; et le verdict sera annonc&#233; le 22 d&#233;cembre. A noter sur le calendrier...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Roger Dubien.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_482 spip_documents'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href='https://www.journarles.org/IMG/jpg/SanchezChar-14.jpg' title='JPEG - 77.3 ko' type=&#034;image/jpeg&#034;&gt;&lt;img src='https://www.journarles.org/local/cache-vignettes/L113xH150/SanchezChar-14-b34fc-2e0c9.jpg?1579204006' width='113' height='150' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Qu'il vienne, le temps de l'agriculture paysanne !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vendredi, d&#232;s 8h15, au moins 400 personnes se sont mises en marche, de la Place du Champ de Mars au Palais de Justice, derri&#232;re le tracteur et la charrette sur laquelle avaient pris place Jean-Emile Sanchez et plus de quarante &#034;comparants volontaires&#034;, des paysans qui avaient particip&#233; &#224; l'action chez Danone et qui ont demand&#233; &#224; &#234;tre jug&#233;s en m&#234;me temps que celui qui &#233;tait alors le porte parole de la Conf&#233;d&#233;ration paysanne. Le Tribunal a d'ailleurs assez longuement discut&#233; de &#231;a, et la demande a &#233;t&#233; enregistr&#233;e. A suivre.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ensuite, retour au Champ de Mars, en plein centre-ville aussi, sur lequel trois 3 chapiteaux avaient &#233;t&#233; dress&#233;s. Et tenue de trois ateliers de travail anim&#233;s par les militants de la Conf' sur le lait, le vin, et les fruits et l&#233;gumes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tr&#232;s grande richesse des discussions dans les ateliers. Ce qui montre combien les animateurs et militants de la Conf&#233;d&#233;ration paysanne connaissent leur sujet et sont capables de proposer un nouveau mode de d&#233;veloppement pour l'agriculture. Cette conception, ces propositions, ce combat pour une &#034;agriculture paysanne&#034; font leur chemin. Les tenants de la politique agricole actuelle, qui poussent &#224; l'industrialisation &#224; outrance de l'agriculture, &#224; la course aux volumes et &#224; la baisse des prix, &#224; la concentration des fermes et &#224; la baisse incessante du nombre de paysans peuvent bien traiter de &#034;pass&#233;istes&#034; ceux qui s'opposent &#224; cette d&#233;rive. Cela ne suffira pas &#224; barrer la route &#224; ce qui s'est &#233;labor&#233; au sein du monde paysan. D'autant que cela n'a rien de corporatiste et qu'au contraire cela &#034;parle&#034; &#224; toute la soci&#233;t&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'atelier lait par exemple, pr&#233;par&#233; par la Conf&#233;d&#233;ration paysanne de la Loire, a r&#233;uni plus de 150 personnes.&lt;br class='autobr' /&gt;
On reviendra ult&#233;rieurement sur les discussions et t&#233;moignages dans les autres ateliers et dans la pl&#233;ni&#232;re qui a suivi....&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Paul Ducruet, paysan en Haute-Savoie, a pr&#233;sent&#233; le &#034;mod&#232;le savoyard&#034; autour de la fabrication de l'&#034;Ementhal de Savoie&#034;. Aujourd'hui en danger parce que le groupe Lactalis pousse &#224; la concentration des &#034;op&#233;rateurs&#034; et cherche &#224; acqu&#233;rir le monopole. R&#233;sultat : 3 ann&#233;es cons&#233;cutives de baisse du prix du lait en Savoie. Les paysans r&#233;sistent et cherchent &#224; renforcer le pouvoir des producteurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;T&#233;moignage suivant : Laurent Reversat, paysan dans l'Aveyron a parl&#233; de la production de lait de brebis pour le fromage de Roquefort. 2 300 producteurs. 180 millions de litres. Mais le Roquefort est aujourd'hui attaqu&#233; par Lactalis (tiens donc !), qui est maintenant le nom de l'ex-Soci&#233;t&#233; des caves et qui contr&#244;le 70% de la collecte alors qu'il y a pourtant 7 autres industriels. Lactalis a calcul&#233; qu'il y a plus d'argent &#224; gagner dans la &#034;diversification&#034; que sur le Roquefort. Et Lactalis en gagne de l'argent, se permettant en 2005 de sortir 85 millions d'euros de la Soci&#233;t&#233; des caves en appelant ce pillage &#034;transfert de tr&#233;sorerie&#034;. Jugeant que le lait pour fabriquer le Roquefort est trop bien pay&#233; (7 F le litre), Lactalis a d&#233;cid&#233; d'attaquer l'AOC et a lanc&#233; un produit concurrent, malgr&#233; l'opposition de l'interprofession de Roquefort, un &#034;bleu de brebis&#034; similaire au Roquefort, mais totalement industriel. Avec l'objectif de payer le litre du lait 3 F de moins...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Laurent Pinatel, secr&#233;taire de la Conf&#233;d&#233;ration paysanne de la Loire, a parl&#233; de la production de lait dans la Loire. L&#224;, pas d'AOC (&#034;appellation d'origine contr&#244;l&#233;e&#034;). Beaucoup de coop&#233;ratives (comme ORLAC, du groupe SODIAAL), un syst&#232;me que la Conf' d&#233;fend car ces coop&#233;ratives ont une obligation de ramassage, et l'essentiel du lait est finalement livr&#233; &#224; Nestl&#233; et &#224; Danone.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le quota moyen est de 136 000 litres (le quota est le volume maximum de lait que la ferme est autoris&#233;e &#224; vendre). Le plafond est de 175 000 litres. Le Pr&#233;sident actuel de la Chambre d'agriculture - &#233;lu de la FNSEA - dit qu'il faut passer &#224; 400 000 litres. Ce qui signifie agrandissement de certaines fermes et disparition des autres, mais aussi gros troupeaux qui ne peuvent plus p&#226;turer, donc soja au lieu d'herbe etc... L'industrialisation, quoi.&lt;br class='autobr' /&gt;
La FNSEA explique d'ailleurs qu'il faut passer en France de 650 000 paysans &#224; 150 000 &#034;agri-managers&#034;. Merci bien...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jean-Yves Lyonnet, &#233;leveur, et producteur de lait bio de Balbigny a refait un peu d'histoire sur la situation de l'agriculture. Dans la foul&#233;e du trait&#233; de Rome de 1957, les paysans ont connu 30 ann&#233;es de march&#233; du lait prot&#233;g&#233;. Mais maintenant, ils viennent de conna&#238;tre 10 ann&#233;es de casse de la fili&#232;re lait, avec les 3 r&#233;formes successives de la PAC depuis 1992, qui ont lamin&#233; le prix du lait, en augmentant les volumes, en affirmant la &#034;vocation exportatrice de l'Europe&#034;, et en compensant en partie la baisse des prix par des aides aux producteurs. Avec des cons&#233;quences catastrophiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec les accords de Marrakech en 1994, l'agriculture est entr&#233;e dans l'OMC. En 1999, avec la 2&#232;me r&#233;forme de la PAC, les OCM (&#034;organisations communes des march&#233;s&#034;) ont &#233;t&#233; d&#233;mantel&#233;es, dont celle du lait. En 2003, avec les &#034;accords de Berlin&#034;- 3&#232;me r&#233;forme de la PAC - &#231;a a &#233;t&#233; la lib&#233;ralisation compl&#232;te du secteur. Et le &#034;d&#233;couplage des aides&#034;, qui ne sont plus li&#233;es &#224; une production mais deviennent des &#034;aides au revenu&#034;. Les quotas laitiers, augment&#233;s (la Conf' est contre cette augmentation, car 1% de surproduction c'est 4% de baisse de revenu) sont prolong&#233;s jusqu'en 2014. Une &#034;ADL - aide directe laiti&#232;re&#034; de 35 euros / 1000 litres est cr&#233;&#233;e. Elle co&#251;te d'ailleurs 2 milliards d'euros aux contribuables pour finir au fond dans les caisses des groupes de l'agro-alimentaire qui baissent ainsi plus facilement le prix d'achat du lait aux paysans...&lt;br class='autobr' /&gt;
En fait cette politique destructrice pr&#233;tend tout aligner sur le cours mondial du lait, qui est de 150 &#224; 200 euros les 1 000 litres - et qui ne repr&#233;sente que 6% des volumes !&lt;br class='autobr' /&gt;
La loi d'orientation agricole vot&#233;e par le Parlement fran&#231;ais en 2006 vise &#224; mettre en oeuvre cette r&#233;forme de la PAC et pousse &#224; l'industrialisation suicidaire de l'agriculture. Les paysans - auquel le lait &#233;tait achet&#233; en avril 2006 au prix...d'avril 1975 ! ! ! - et toute la soci&#233;t&#233;, subissent les d&#233;g&#226;ts de ces d&#233;cisions politiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fran&#231;ois Pitaval, producteur de lait et de volailles, a rappel&#233; les actions de la Conf&#233;d&#233;ration paysanne au cours des derni&#232;res ann&#233;es. L'une d'elles a &#233;t&#233; la mise en place de l'auto-facturation, permettant un calcul du prix du lait en prenant pour base le prix de 2001 augment&#233; de l'inflation. Cela a permis de prendre conscience de la diff&#233;rence. Et n'est pas pour rien sans doute dans la col&#232;re des paysans, et les actions qu'ils ont men&#233;es. Des actions que la Conf' assume, qui sont non violentes mais men&#233;es avec d&#233;termination, et on comprend pourquoi ! Puisque la politique actuelle vise &#224; d&#233;cimer le nombre des producteurs de lait pour tomber vers 65 000 exploitations en 2010.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un producteur de lait &#224; Comt&#233; du Jura a ensuite expliqu&#233; comment dans son d&#233;partement les paysans, qui agissent contre la surproduction, ont invent&#233; un syst&#232;me de ma&#238;trise de la production par producteur, en mutualisant la r&#233;ponse aux difficult&#233;s.&lt;br class='autobr' /&gt;
Antoine Jean, de la Conf' du Nord Pas de Calais a indiqu&#233; que dans le Nord, des fermes de 1 000 0000 de litres de lait sont en construction. Evidemment, les vaches devront &#234;tre nourries au ma&#239;s. Etc...&lt;br class='autobr' /&gt;
Il a indiqu&#233; que Nestl&#233; est en train de fusionner avec Lactalis, qui deviendra ainsi le 1er producteur europ&#233;en de lait. Les deux poussent &#224; fond &#224; l'industrialisation de la production du lait. Et attention &#224; ceux qui ne &#034;marchent&#034; pas au pas. Suite &#224; l'action men&#233;e dans le Nord le 20 d&#233;cembre 2004 chez Nestl&#233; contre la baisse du prix du lait, Antoine Jean a re&#231;u par exemple une lettre recommand&#233;e lui annon&#231;ant que Nestl&#233; &#034;mettait un terme &#224; sa relation commerciale&#034; avec lui, et ne collecterait bient&#244;t plus son lait. Une autre action s'est alors engag&#233;e qui a fait reculer Nestl&#233; ; mais voil&#224; &#224; qui et &#224; quoi on a affaire !&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_483 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href='https://www.journarles.org/IMG/jpg/BadgeUtiPub-14-2.jpg' title='JPEG - 62.3 ko' type=&#034;image/jpeg&#034;&gt;&lt;img src='https://www.journarles.org/local/cache-vignettes/L150xH113/BadgeUtiPub-14-2-f303c-803fd.jpg?1579204006' width='150' height='113' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;G&#233;rard Durand, producteur de lait en Loire-Atlantique et porte parole national de la Conf' a expliqu&#233; comment le fond des r&#233;formes de la PAC &#233;tait de remplacer les prix par des primes, depuis l'entr&#233;e de l'agriculture dans la concurrence internationale en 1994.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il a expliqu&#233; les ravages de cette politique dans le monde. &#034;Nous on produit du lait, pay&#233; au prix mondial. Mais on a des aides, ici. Mais le lait arrive sur les march&#233;s du Sud &#224; un prix inf&#233;rieur &#224; celui des producteurs locaux. C'est une politique qui vise &#224; affamer le monde et non &#224; le nourrir&#034; .&lt;br class='autobr' /&gt;
Comme en &#233;cho, le paysan congolais Victor Nzuzi invit&#233; &#224; Vienne t&#233;moignera plus tard, lors de la pl&#233;ni&#232;re, des cons&#233;quences dramatiques de la PAC et de la mondialisation actuelle pour les paysans et l'agriculture de son pays et de toute l'Afrique. Un moment tr&#232;s fort de ces rencontres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Il faut que le principe de souverainet&#233; alimentaire devienne un droit international (...) le revenu des paysans d'ici ne doit pas &#234;tre atteint par la baisse des revenus des paysans du monde. Il faut arr&#234;ter de foutre en l'air leur agriculture&#034; dira aussi plus tard lors de la manifestation R&#233;gis Hochart, autre porte-parole de la Conf'.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est pourquoi la Conf veut des prix qui couvrent les co&#251;ts de production, a expliqu&#233; G&#233;rard Durand. Elle dit aussi que l'agriculture doit &#234;tre cr&#233;atrice d'emplois, qu'on a besoin d'&#034;une paysannerie nombreuse&#034;. La Conf&#233;d&#233;ration paysanne se bat aussi pour &#034;la souverainet&#233; alimentaire&#034;, pour le droit aux paysans de chaque pays de d&#233;cider ce qu'ils doivent produire, et donc de se prot&#233;ger aux fronti&#232;res. Pour une agriculture durable et solidaire, donc.&lt;br class='autobr' /&gt;
La PAC est catastrophique. Et en plus les paysans paient la note d'un syndicalisme FNSEA qui cog&#232;re l'organisation cette politique agricole-l&#224;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Face &#224; &#231;a, la Conf' m&#232;ne des actions avec l'objectif de gagner quelque chose, de modifier la r&#233;alit&#233;. Et elle prend des responsabilit&#233;s dans ce but, et demande &#224; participer aux organismes dans lesquels les d&#233;cisions se prennent. Par exemple au CNIEL - Centre national interprofessionnel de l'&#233;conomie laiti&#232;re - et dans les CRIEL, centres r&#233;gionaux.&lt;br class='autobr' /&gt;
Et aussi dans les Chambres d'Agriculture. La Conf&#233;d&#233;ration paysanne dirige par exemple la Chambre d'Agriculture de Loire Atlantique. Des r&#233;sultats sont l&#224; : depuis 2 ans en Loire Atlantique, on compte &#224; peu pr&#232;s une installation pour un d&#233;part...&lt;br class='autobr' /&gt;
A noter qu'en janvier 2006 auront lieu les &#233;lections aux Chambres d'Agriculture. Les paysans de la Conf&#233;d&#233;ration paysanne sont pr&#234;ts &#224; assumer partout des responsabilit&#233;s. Surtout qu'une nouvelle r&#233;forme de la PAC est annonc&#233;e pour 2008. Quelle force aura alors la voix des paysans ?&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est ce sur quoi insiste Laurent Pinatel : d&#232;s janvier, les paysans auront le choix entre deux projets diam&#233;tralement oppos&#233;s. La Conf&#233;d&#233;ration paysanne veut cr&#233;er un rapport de forces pour freiner le rouleau compresseur lib&#233;ral qui s'abat sur les paysans. &#034;Peut on imaginer que les 650 000 paysans en mesure de voter en janvier iront apporter leurs voix &#224; un syndicat qui propose &#224; 500 000 d'entre eux de dispara&#238;tre ? La r&#233;ponse est non et ce syndicat, c'est s&#251;r, perdra son statut de syndicat majoritaire !&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une s&#233;ance pl&#233;ni&#232;re a suivi les 3 ateliers, et r&#233;uni plusieurs centaines de participants.&lt;br class='autobr' /&gt;
Vers la fin du repas, Jean-Emile Sanchez, les avocats et les t&#233;moins sont venus faire un compte rendu de l'audience du Tribunal qui venait de s'achever.&lt;br class='autobr' /&gt;
Puis ce fut la manifestation, de la Place du Champ de Mars &#224; la Mairie (avec prises de paroles et bapt&#234;me de la &#034;Place du droit au revenu&#034;, d&#233;voilement de la plaque par Jean-Emile Sanchez, Annick Coup&#233; et R&#233;gis Hochart, puis manifestation jusqu'&#224; la sous-pr&#233;fecture, interdite d'acc&#232;s par un impressionnant dispositif policier de type militaire, ce qui montre &#224; quelle d&#233;rive on a affaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R&#233;gis Hochart, porte parole de la Conf&#233;d&#233;ration paysanne a lu &#034;l'appel de Vienne pour le droit au revenu&#034; (Voir). Des exigences qu'une d&#233;l&#233;gation est ensuite all&#233;e remettre au sous-pr&#233;fet...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C&#244;t&#233; paysans de la Loire, les militants de la Conf&#233;d&#233;ration paysanne se sont mobilis&#233;s nombreux pour le rendez-vous de vienne : manifestation, participation aux ateliers, organisation du repas...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pr&#232;s de 40 personnes sont venues &#224; Vienne avec les R&#233;seaux citoyens de St-Etienne, engag&#233;s dans la cr&#233;ation d'AMAP et de &#034;circuits courts&#034; et la construction de liens de solidarit&#233; entre les citadins et le monde paysan.&lt;br class='autobr' /&gt;
Celles et ceux qui souhaitent se joindre &#224; l'&#233;quipe de travail &#034;agri-cultures&#034; des r&#233;seaux citoyens peuvent faire signe &#224; Raymond Vasselon (Tel : 06 62 28 89 16 - vasselon.raymond@wanadoo.fr) ou &#224; Marc Bardin (marc.bardin@tele2.fr).&lt;br class='autobr' /&gt;
On peut &#233;galement s'abonner &#224; la liste de discussion et de travail &#034;agri-cultures@reseauxcitoyens-st-etienne.org&#034; qui fonctionne depuis quelques mois.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Calendrier 2007</title>
		<link>https://www.journarles.org/spip.php?article379</link>
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		<dc:date>2006-11-07T16:40:07Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Conf&#233;d&#233;ration Paysanne 13</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;La Conf&#233;d&#233;ration paysanne qui f&#234;tera ses vingt ans en 2007 a demand&#233; &#224; de illustrateurs de presse de croquer l'actualit&#233; qui agite le monde agricole et la soci&#233;t&#233; dans son ensemble : OGM, grippe aviaire, alimentation, pesticides, mondialisation, place des femmes... Sous leur griffe ac&#233;r&#233;e, ces dessins interpellent et nous font rire. &lt;br class='autobr' /&gt;
Merci donc pour leur talent et leur soutien &#224; Cabu, Catherine Beaunez, Delucq, Faujour, F'Murrr, Xavier Gorce, Lecroart, Lefred-Thouron, Loup, Samson et Tignous ! Que du (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.journarles.org/spip.php?rubrique7" rel="directory"&gt;Conf&#233;d&#233;ration Paysanne 13&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.journarles.org/local/cache-vignettes/L113xH150/arton379-2fc80.jpg?1579297960' width='113' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La Conf&#233;d&#233;ration paysanne qui f&#234;tera ses vingt ans en 2007 a demand&#233; &#224; de illustrateurs de presse de croquer l'actualit&#233; qui agite le monde agricole et la soci&#233;t&#233; dans son ensemble : OGM, grippe aviaire, alimentation, pesticides, mondialisation, place des femmes... Sous leur griffe ac&#233;r&#233;e, ces dessins interpellent et nous font rire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Merci donc pour leur talent et leur soutien &#224; Cabu, Catherine Beaunez, Delucq, Faujour, F'Murrr, Xavier Gorce, Lecroart, Lefred-Thouron, Loup, Samson et Tignous ! Que du beau monde pour une belle ann&#233;e &#224; venir&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce calendrier s'adresse &#224; un large public, citoyens attentifs aux probl&#232;mes de soci&#233;t&#233;, paysans mais aussi simples curieux d'une agriculture en mutation&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le prix de vente du calendrier est de 7 &#8364;&lt;br class='autobr' /&gt;
Contacter nous au 04 90 55 78 23 ou asser nous voir au local de la Conf&#233;d&#233;ration Paysanne &#224; Pelissanne, 10 avenue du g&#233;n&#233;ral De Gaulle&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Campagne contre les naufrageurs du vin ! </title>
		<link>https://www.journarles.org/spip.php?article371</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.journarles.org/spip.php?article371</guid>
		<dc:date>2006-10-23T08:58:01Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Conf&#233;d&#233;ration Paysanne 13</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;P&#233;tition ouverte/en ligne du 14 octobre 2006 au 28 f&#233;vrier 2007&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.journarles.org/spip.php?rubrique14" rel="directory"&gt;Actions &lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.journarles.org/local/cache-vignettes/L101xH150/arton371-27f25.png?1579297960' width='101' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Ils l'ont &#233;crit, les plus mercantiles ont fourni l'encre et le stylo, les th&#233;oriciens du lib&#233;ralisme ont souffl&#233; les arguments, des repr&#233;sentants professionnels ont cru y voir l'outil manquant &#224; la comp&#233;titivit&#233; de la viticulture europ&#233;enne, Bruxelles a parachev&#233; le tout en couchant sur le papier le principe de la dissolution des particularismes culturels du vin.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;De quoi s'agit-il ? Rien de moins que de l&#233;galiser au niveau europ&#233;en &#034;l'arrangement&#034; de nos vins, afin de les rendre compatibles avec un standard de consommation imagin&#233; par les sp&#233;cialistes du marketing des grands alcooliers internationaux. On pourra aromatiser le vin, lui enlever de l'alcool, lui rajouter du glyc&#233;rol, fermenter en Europe des mo&#251;ts concentr&#233;s d'Argentine ou bien encore importer des jus de raisin pour fabriquer des &#034;vins&#034; su&#233;dois ! On pourra m&#233;langer les continents et mettre en concurrence les mis&#232;res afin de profiter de l'exploitation des travailleurs des nouveaux pays producteurs pour payer son vin moins cher en supermarch&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les villages, les terroirs, les paysages, l'histoire, la culture, les femmes et les hommes des vignobles, les savoirs accumul&#233;s, les c&#233;pages localement domestiqu&#233;s ou cr&#233;&#233;s, le partage de la surprise des nouveaux mill&#233;simes, les subtiles distinctions des tours de mains ou des origines, le petit vin populaire savoureux, le beau Cinsault du Minervois, le taquin Fi&#233; gris de Touraine ou de Saint Bris, le viril Chenin sec, le s&#233;duisant Grenache de la vall&#233;e du Rh&#244;ne, le distingu&#233; Pinot noir de Bourgogne, le confidentiel Len de l'el de Gaillac, les milles et un c&#233;pages de France, les cinq milles vari&#233;t&#233;s du monde, toute cette richesse devrait dispara&#238;tre pour faire place &#224; l'uniformit&#233; et &#224; la reproductibilit&#233; !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La dictature &#233;conomique a mauvais go&#251;t ; elle veut tuer le vin d&#232;s la production par la mise en place de modes de culture intensifs et de techniques chimiques d'&#233;laboration. Elle veut effacer le producteur de la m&#233;moire du vin, pour laisser le champ libre &#224; un produit d&#233;fini selon des standards agroalimentaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous sommes dans une situation critique ; l'alliance du grand commerce et des lobbies anti-vin, avec la b&#233;n&#233;diction de l'Union europ&#233;enne, d&#233;truit le caract&#232;re paysan et singulier du vin. Elle s'emploie &#224; casser sa l&#233;gitimit&#233; culturelle, pour pr&#233;parer la place &#224; un grand march&#233; mondial de boissons alcoolis&#233;es, au seul profit de quelques multinationales. Elle n&#233;glige l'humain et le social, sacrifiant l'emploi vigneron et le dynamisme des territoires qu'il fait vivre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Allons-nous assister, impuissants, &#224; la mort du vin et &#224; la cr&#233;ation de boissons enivrantes d&#233;pourvues d'humanit&#233; car seulement marchandise d'alcoolisation ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le vigneron rel&#232;ve de la plus ancienne alchimie ; celle qui transforme le min&#233;ral en sensoriel, celle du travail des g&#233;n&#233;rations qui construit des paysages, des usages, des symboles, celle qui cr&#233;e du lien, donne du bonheur et du plaisir partag&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voil&#224; pourquoi,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;NOUS RESISTONS &#224; un projet de r&#233;forme qui fait fi de la dimension culturelle, sociale, &#233;conomique et environnementale de la viticulture et condamne le vin &#224; l'insignifiance !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;NOUS SOUTENONS une r&#233;forme qui applique au vin le principe d'exception culturelle et donne un avenir &#224; la viticulture paysanne !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;NOUS APPELONS &#224; un grand d&#233;bat public sur l'avenir de la viticulture et des vignerons europ&#233;ens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.contrelesnaufrageursduvin.org/&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Signez la p&#233;tition&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le Sud mexicain se met en commune</title>
		<link>https://www.journarles.org/spip.php?article367</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.journarles.org/spip.php?article367</guid>
		<dc:date>2006-10-13T11:33:09Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Conf&#233;d&#233;ration Paysanne 13</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;La d&#233;mocratie parlementaire mexicaine est mise &#224; nue. Une &#233;ni&#232;me fraude, commise par la droite avec la complicit&#233; de l'ancien parti unique, aurait l&#233;g&#232;rement forc&#233; la machine lors du scrutin du 2 juillet. En face, une insurrection civile montait d&#233;j&#224; en puissance en pleine campagne &#233;lectorale. &#192; Oaxaca, les gens ne reconnaissent plus les autorit&#233;s et envisagent de se gouverner eux-m&#234;mes. Mais gare aux ruades du L&#233;viathan ! &lt;br class='autobr' /&gt;
par Nicolas Arraitz &lt;br class='autobr' /&gt;
Le 1er ao&#251;t, &#224; Oaxaca, capitale de l'&#201;tat du m&#234;me nom, six (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.journarles.org/spip.php?rubrique70" rel="directory"&gt;Pr&#233;sentation&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.journarles.org/local/cache-vignettes/L81xH99/arton367-beb20.jpg?1579243108' width='81' height='99' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La d&#233;mocratie parlementaire mexicaine est mise &#224; nue. Une &#233;ni&#232;me fraude, commise par la droite avec la complicit&#233; de l'ancien parti unique, aurait l&#233;g&#232;rement forc&#233; la machine lors du scrutin du 2 juillet. En face, une insurrection civile montait d&#233;j&#224; en puissance en pleine campagne &#233;lectorale. &#192; Oaxaca, les gens ne reconnaissent plus les autorit&#233;s et envisagent de se gouverner eux-m&#234;mes. Mais gare aux ruades du L&#233;viathan !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;par Nicolas Arraitz&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 1er ao&#251;t, &#224; Oaxaca, capitale de l'&#201;tat du m&#234;me nom, six mille femmes arm&#233;es de casseroles ont occup&#233; la radio et la t&#233;l&#233;vision officielles. Pendant trois semaines, &#224; micro ouvert, elles - et leurs maris - vont remplacer les journalistes devant les cam&#233;ras et pr&#233;senter les infos sans rougir de leurs tabliers de m&#233;nag&#232;re. Radio La Ley est rebaptis&#233;e Radio Casserole. Voil&#224; maintenant plus de cent jours que Oaxaca, Etat voisin du Chiapas, est entr&#233; en zone de turbulences. &#199;a a commenc&#233; le 22 mai, en pleine campagne &#233;lectorale, avec une gr&#232;ve des ma&#238;tres d'&#233;cole. Leur revendication : une prime de vie ch&#232;re et des moyens pour les &#233;coles rurales. Le gouverneur Ruiz refusant de n&#233;gocier, 20 000 d'entre eux occupent le centre de la capitale [la ville de Oaxaca, ndlr]. Le 14 juin, malgr&#233; une campagne de presse calomnieuse et apr&#232;s une intervention polici&#232;re ultra violente contre leur campement, la population s'insurge en leur faveur. Depuis, l'industrie touristique, les administrations et les tribunaux sont en berne et une Assembl&#233;e populaire du peuple de Oaxaca (APPO), r&#233;unissant syndicats ind&#233;pendants, associations et municipalit&#233;s en r&#233;bellion, paralyse la ville en exigeant la d&#233;mission du gouverneur. &#171; Le 14 juin marque une rupture dans l'histoire de Oaxaca &#187;, d&#233;clare Aldo Gonz&#225;lez, dirigeant zapot&#232;que de l'Union des Organisations Sociales de la Sierra Ju&#225;rez. &#171; La population s'est sentie attaqu&#233;e. Les premiers &#224; r&#233;agir ont &#233;t&#233; les gens des quartiers. Mais dans la Sierra [montagne, ndlr], les gens collectaient d&#233;j&#224; des vivres pour les gr&#233;vistes. Tous ne peuvent pas se d&#233;placer, mais presque tous sont l&#224;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oaxaca est un fief historique du Parti R&#233;volutionnaire Institutionnel (PRI), l'ancien parti unique qui a c&#233;d&#233; le pouvoir f&#233;d&#233;ral &#224; la droite en 2000, apr&#232;s 70 ans de r&#232;gne sans partage. Ici, le PRI continuait &#224; faire carton plein &#224; chaque &#233;lection, gr&#226;ce &#224; un syst&#232;me client&#233;liste muscl&#233;. Oaxaca est un &#233;tat pauvre, &#224; majorit&#233; indienne. La source principale de revenus est l'argent envoy&#233; par les &#233;migr&#233;s. En 1995, de crainte que le soul&#232;vement zapatiste n'essaime aussi dans ces montagnes-l&#224;, le PRI l&#226;che du lest en reconnaissant l&#233;galement la d&#233;mocratie indig&#232;ne. Le parlement local vote une loi dite &#171; des us et coutumes &#187;, avec en arri&#232;re-pens&#233;e la ferme intention d'int&#233;grer les communaut&#233;s &#171; autonomes &#187; &#224; sa client&#232;le &#233;lectorale. Le gouverneur s'appuie pour cela sur des caciques indig&#232;nes, qui imposent aux villages leurs n&#233;goces avec des entrepreneurs v&#233;reux. De plus en plus de communaut&#233;s se rebellent contre ces corruptions et, accus&#233;es de terrorisme, sont en butte &#224; une r&#233;pression brutale. Des dizaines de paysans sont assassin&#233;s ou moisissent en prison pour avoir os&#233; tenir t&#234;te aux notables du PRI. C'est de cette r&#233;sistance que se nourrit l'actuel mouvement d'insurrection civile.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parce qu'il y a vu un miroir grossissant de ses propres app&#233;tits, l'archa&#239;sme politique du PRI s'est mis depuis quelques ann&#233;es au service d'un projet des plus modernes : le Plan Puebla Panama [1], m&#233;ga-entreprise de conqu&#234;te &#233;conomique qui lorgne sur toute l'Am&#233;rique centrale. Dans ce cadre, l'isthme de Tehuantepec ferait office d'alternative au canal de Panama. Un large couloir d'autoroutes et de voies de chemin de fer relierait la mer des Cara&#239;bes et l'oc&#233;an Atlantique. Ce couloir devant attirer une ribambelle d'usines de montage (maquilas) [2], des barrages et des lignes THT sont en passe de fleurir dans toute la r&#233;gion, &#224; Oaxaca, au Chiapas, au Guatemala... Manque de bol, les milliers d'hectares n&#233;cessaires &#224; cette entreprise de progr&#232;s sont habit&#233;s par de sombres peuplades arc-bout&#233;es sur leurs traditions et leurs lopins de terre. &#171; Le principal soutien &#224; Ruiz vient des investisseurs, explique Bert&#237;n Reyes, un porte-parole de l'APPO. Ils sont sur les starting-blocks pour exploiter les mati&#232;res premi&#232;res et la biodiversit&#233; de Oaxaca. Le gouverneur pr&#233;c&#233;dent a d&#233;blay&#233; le terrain l&#233;gal. Maintenant, l'heure &#233;tait venue d'acheter et de d&#233;pouiller les communaut&#233;s. Voil&#224; la cl&#233; de la crise actuelle. &#187; En &#233;change de la mort physique et culturelle des villages ? La vague promesse d'un poste de travail sur une cha&#238;ne de montage ? Rien de tr&#232;s r&#233;jouissant pour des communaut&#233;s qui vivent en &#233;troite relation avec la terre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les montagnes rev&#234;ches o&#249; ont &#233;t&#233; accul&#233;s les indiens, la figure du ma&#238;tre d'&#233;cole inspire le respect. Il n'en a pas toujours &#233;t&#233; ainsi, quand l'instituteur, comme le cur&#233;, tentait d'imposer une culture jug&#233;e &#233;trang&#232;re. Mais depuis que certains jeunes sont devenus instits bilingues, les gens appr&#233;cient mieux leur abn&#233;gation. Mal pay&#233;s, affect&#233;s dans des zones retir&#233;es, o&#249; ils restent pendant des semaines sans voir leur famille, les ma&#238;tres ont appris &#224; se bagarrer pour leurs droits et aussi pour ceux des villages. Un des d&#233;tonateurs de la gr&#232;ve actuelle a &#233;t&#233; le viol et l'assassinat de deux jeunes institutrices alors qu'elles se rendaient &#224; pied dans la communaut&#233; o&#249; elles enseignaient. La col&#232;re est telle que la gr&#232;ve et l'occupation ont persist&#233; m&#234;me pendant les vacances scolaires. Lorsque le 14 juin, le gouverneur lance trois mille flics contre le campement des instits, la population se soul&#232;ve donc contre lui. Deux heures apr&#232;s l'assaut &#224; balles r&#233;elles, tir&#233;es parfois depuis des h&#233;licopt&#232;res (la rumeur parla de six morts), les instituteurs et leurs alli&#233;s reprennent la ville. &#171; Quand il se rend compte de son erreur, le gouverneur propose de n&#233;gocier &#187;, raconte Dolores Villalobos, coordinatrice du Conseil Indig&#232;ne et Populaire-Flores Mag&#243;n. &#171; Mais c'est trop tard : en r&#233;ponse au large soutien qu'ils viennent de recevoir, les instits mettent leurs demandes sectorielles en veilleuse et se font les porte-drapeau de la volont&#233; g&#233;n&#233;rale : que Ruiz s'en aille. Il n'y a plus de discussion possible. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La radio des instits a &#233;t&#233; d&#233;truite ? Qu'&#224; cela ne tienne, les &#233;tudiants occupent Radio Universidad et la mettent au service du mouvement. Une Assembl&#233;e populaire (APPO) r&#233;clame la destitution du gouverneur. &#171; Personne n'est l'APPO, nous la repr&#233;sentons tous &#187;, affirme Aldo Gonz&#225;lez. &#171; Chacun y participe &#224; sa fa&#231;on, en expulsant un maire pourri, en occupant une officine gouvernementale, en convoquant une assembl&#233;e, en r&#233;cup&#233;rant les traditions, en bloquant les rues et les routes. &#187; &#192; chaque sursaut r&#233;pressif du gouverneur, le mouvement prend de l'ampleur. L'occupation de la radio et t&#233;l&#233;vision officielle vient en r&#233;action au sabotage de Radio Universidad par des nervis. Apr&#232;s vingt jours de t&#233;l&#233; et radio libres, des paramilitaires d&#233;logent en pleine nuit les journalistes improvis&#233;s. La m&#234;me nuit, l'APPO investit douze radios commerciales. Quand la nuit suivante des sicaires mont&#233;s sur des fourgonnettes circulant &#224; vive allure mitraillent les fa&#231;ades de ces radios, tuant deux occupants, les habitants des quartiers dressent des barricades pour emp&#234;cher ce convoi de la mort de circuler. Il y a encore, &#224; l'heure o&#249; nous &#233;crivons, plus de mille barrages dans la capitale. Pour les mat&#233;rialiser, des v&#233;hicules de police aux pneus crev&#233;s et des bus r&#233;quisitionn&#233;s. &#171; Nous allons provoquer une crise &#233;conomique en bloquant les routes et en boycottant les grandes enseignes multinationales &#187;, d&#233;clare &#224; La Jornada Rogelio Mesinas, un porte-parole de l'APPO. &#171; Nous remplacerons les centres commerciaux par des march&#233;s populaires sauvages. &#187; La procureur g&#233;n&#233;ral de l'&#233;tat accuse l'APPO d'&#234;tre une gu&#233;rilla urbaine. &#171; L'APPO n'a aucune relation avec une quelconque gu&#233;rilla, ni avec la coalition de gauche qui s'est mobilis&#233;e au niveau national contre la fraude &#233;lectorale, bien que nous respections leurs luttes &#187;, clarifie Rueda Pacheco, leader des instits. D'abord en marge de la campagne &#233;lectorale puis, &#224; partir du 2 juillet, en parall&#232;le &#224; la mobilisation antifraude, le mouvement de Oaxaca a d&#233;pass&#233; le terrain de la politique institutionnelle : si le d&#233;part du gouverneur est une exigence f&#233;d&#233;ratrice, le vide de pouvoir actuel permet de voir surgir au grand jour une pratique d&#233;mocratique jusqu'&#224; pr&#233;sent souterraine, marginalis&#233;e. &#171; L'APPO doit s'inspirer de la vie communale des villages &#187;, affirme Lucio L&#243;pez, ancien pr&#233;sident municipal de la r&#233;gion de Totontepec Mixes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les zones rurales, et certains quartiers urbains, ont souvent d&#233;velopp&#233; une d&#233;mocratie parall&#232;le qui contourne l'autoritarisme du PRI. Cette exp&#233;rience, ancr&#233;e dans la culture de r&#233;sistance indig&#232;ne, est un outil pr&#233;cieux pour inventer une administration de la chose publique qui n'&#233;chappe plus aux gens. &#171; Le peuple de Oaxaca s'est souvenu qu'il est communaut&#233; &#187;, s'enthousiasme Dolores Villalobos. &#171; On apprend &#224; s'organiser pour manger, pour l'autod&#233;fense, pour les occupations, pour construire un accord, pour nos r&#233;coltes... C'est tout b&#233;nef, surtout si on d&#233;passe les discours sur la solidarit&#233; et le soutien mutuel pour en venir &#224; une pratique qui garantit notre survie. &#187; Sacr&#233;ment utile quand les fonctionnaires ont fui... Alors, pourquoi se contenter de la destitution du cacique en chef et de l'arriv&#233;e d'un gouverneur int&#233;rimaire qui ent&#233;rinerait un retour &#224; la normale ? &#171; La mobilisation a &#233;t&#233; intense, on peut imaginer qu'une fois la chute du gouverneur et la lib&#233;ration des prisonniers obtenues, le calme reviendrait &#187;, pense Carlos Beas, de l'Union des Communaut&#233;s Indig&#232;nes de la Zone Nord de l'Isthme, contact&#233; par CQFD. &#171; Mais la r&#233;action des villages et des quartiers a &#233;t&#233; impressionnante. Et ils ont bien d'autres motifs d'insatisfaction ! &#187; Pourquoi ne pas syst&#233;matiser cette d&#233;mocratie vivante ? Pendant que, dans des h&#244;tels d&#233;serts, les commis de l'&#201;tat et les partis de gouvernement n&#233;gocient une sortie de conflit qui leur soit favorable, que Fox craint un embrasement du reste du pays et que l'arm&#233;e patrouille et intimide, voil&#224; la question qui court les rues de Oaxaca, la ville aux mille barricades.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;******&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Gustavo Esteva : &#171; Le vieux r&#233;gime est mort &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Gustavo Esteva est &#171; un intellectuel d&#233;professionnalis&#233; qui, depuis trente ans, a associ&#233; sa vie &#224; des groupes d'Indiens, de paysans et de marginaux urbains &#187;. Il nous livre une analyse &#224; chaud du soul&#232;vement oaxaqu&#233;nien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Trois luttes d&#233;mocratiques confluent dans la lutte qui se livre maintenant. Certains esp&#232;rent r&#233;former la d&#233;mocratie formelle, dont les vices sont bien connus &#224; Oaxaca. Les gens en ont marre des tours de cochon et de la manipulation. Ceux qui utilisent encore la tranch&#233;e &#233;lectorale la veulent propre. D'autres cherchent &#224; enrichir la d&#233;mocratie participative. En plus de la transparence et des comptes &#224; rendre, ils veulent une plus grande participation dans la gestion du gouvernement, avec des instruments tels que l'initiative populaire, le r&#233;f&#233;rendum et le budget participatif. Enfin, un nombre surprenant de groupes approfondit la d&#233;mocratie autonome. Ici, les gens exercent leurs propres formes de gouvernement dans quatre municipalit&#233;s sur cinq. Ils l'ont toujours fait, &#224; rebrousse-poil des pouvoirs oppressifs de la Couronne espagnole ou de l'&#201;tat mexicain. Bien que cette pratique soit reconnue par la loi depuis 1995, elle est maintenue sous pression et harcel&#233;e. Il s'agit maintenant d'inverser la situation : on va mettre sous pression et harceler le gouvernement de l'&#233;tat et aussi le f&#233;d&#233;ral, en les soumettant au contr&#244;le citoyen. On va amplifier l'exercice de l'autonomie, en passant du niveau communautaire et municipal &#224; celui des regroupements de communes voisines, puis r&#233;gional, pour que la gestion de tout l'&#233;tat soit ancr&#233;e dans cette autonomie. Cela en appelle &#224; l'imagination, mais se base surtout sur l'exp&#233;rience accumul&#233;e de ces autonomies de fait et de droit. Les gens n'attendent pas l'in&#233;vitable d&#233;part d'Ulises Ruiz pour r&#233;aliser ces changements : ils les op&#232;rent d&#233;j&#224; dans les APPO communautaires, de quartier, municipales, r&#233;gionales, sectorielles...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; Oaxaca, les pouvoirs &#171; mal &#187; constitu&#233;s ont disparu, bien que le S&#233;nat veuille l'ignorer. Des fonctionnaires fant&#244;mes se r&#233;unissent en secret dans des h&#244;tels ou des maisons particuli&#232;res ; ils ne peuvent se rendre dans leurs bureaux, ferm&#233;s par l'APPO. La police ne sort que la nuit, pour lancer des raids meurtriers contre la population. Mais il n'y a pas de probl&#232;me de gouvernabilit&#233;, car l'APPO fait preuve de surprenantes capacit&#233;s de gouvernement, et les gens rejettent quotidiennement les s&#233;quelles autoritaires du vieux r&#233;gime. On n'a pas encore pu organiser son enterrement, ce qui fait que toutes sortes de puanteurs &#233;manent de ce cadavre sans s&#233;pulture. Mais il est bien mort. Liquid&#233; dans la t&#234;te et dans le coeur de ceux qui le souffraient, sa coquille vide craque de toute part.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a quelques jours, dans un quartier de Oaxaca, une f&#234;te chez des particuliers d&#233;g&#233;n&#232;re en bataille rang&#233;e. Fuyant la m&#234;l&#233;e, un couple &#233;m&#233;ch&#233; sort dans la rue. &#171; Il faudrait appeler la police &#187;, dit l'homme. &#171; Tu es vraiment couillon, r&#233;torque la femme, il n'y a plus de police. &#187; &#171; C'est vrai, dit-il en se grattant la t&#234;te. Appelons l'APPO. &#187; &#171; Petit branleur... &#187;, dit le ca&#239;d priiste du march&#233; au boulanger en gr&#232;ve, &#171; fais pas le malin ou je fous le feu &#224; ton local. Ces emplacements sont &#224; moi. Vous commandez peut-&#234;tre chez vous, mais la rue est &#224; moi ! &#187; Et, entour&#233; de ses sbires, il sort un pistolet. Mais le boulanger ne se d&#233;gonfle pas : &#171; J'ai pas peur, derri&#232;re ce flingue se cache un l&#226;che. &#187; Et avant qu'ils ne puissent l'agresser, il se d&#233;gage et tire trois p&#233;tards en l'air, comme on a l'habitude de faire sur les barricades de l'APPO en cas d'alerte. Cette fois, &#231;'a &#233;t&#233; suffisant. Il ne s'agit pas de d&#233;lires d'ivrogne ou de bravades individuelles. C'est un nouvel &#233;tat des choses qui a de toute urgence besoin d'un nouveau cadre politique. Et on ne pourra le construire que sans ce gouverneur.&lt;br class='autobr' /&gt;
NOTES :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[1] [NDLR] Consultez le dossier &#171; Plan Puebla Panama &#187; sur le RISAL.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[2] [NDLR] Consultez le dossier &#171; Maquilas, maquiladoras &#187; sur le RISAL.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En cas de reproduction de cet article, veuillez indiquer les informations ci-dessous :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;RISAL - R&#233;seau d'information et de solidarit&#233; avec l'Am&#233;rique latine&lt;br class='autobr' /&gt;
URL : &lt;a href=&#034;http://risal.collectifs.net/&#034; class='spip_url spip_out auto' rel='nofollow external'&gt;http://risal.collectifs.net/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Source : CQFD (&lt;a href=&#034;http://www.cequilfautdetruire.org/&#034; class='spip_url spip_out auto' rel='nofollow external'&gt;www.cequilfautdetruire.org/&lt;/a&gt;), n&#176; 37, septembre 2006.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Un revenu, un droit pour les paysans ! L'action syndicale pour d&#233;fendre ce droit !</title>
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		<dc:date>2006-10-12T09:20:12Z</dc:date>
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		<dc:creator>Conf&#233;d&#233;ration Paysanne 13</dc:creator>



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&lt;p&gt;Le 27 octobre d&#232;s 8h30, &#224; Vienne (Is&#232;re), Jean-Emile Sanchez sera jug&#233;, pour avoir men&#233; une
&lt;br class='autobr' /&gt;
action de d&#233;fense du droit au revenu des paysans. Le 18 octobre 2004 dans le cadre d'une
&lt;br class='autobr' /&gt;
campagne d'actions nationales, pour r&#233;agir &#224; l'application de la r&#233;forme de la PAC de 2003,
&lt;br class='autobr' /&gt;
avait avec 150 autres militants pr&#233;lev&#233; symboliquement des yaourts &#224; l'usine Danone de Saint-
&lt;br class='autobr' /&gt;
Just-Chaleyssin. Tous entendaient d&#233;noncer le choix politique de baisse du prix du lait &#224; la
&lt;br class='autobr' /&gt;
production, en r&#233;cup&#233;rant le fruit de leur travail (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.journarles.org/spip.php?rubrique14" rel="directory"&gt;Actions &lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.journarles.org/local/cache-vignettes/L101xH150/arton366-3da02.jpg?1579297960' width='101' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le 27 octobre d&#232;s 8h30, &#224; Vienne (Is&#232;re), Jean-Emile Sanchez sera jug&#233;, pour avoir men&#233; une&lt;br class='autobr' /&gt;
action de d&#233;fense du droit au revenu des paysans. Le 18 octobre 2004 dans le cadre d'une&lt;br class='autobr' /&gt;
campagne d'actions nationales, pour r&#233;agir &#224; l'application de la r&#233;forme de la PAC de 2003,&lt;br class='autobr' /&gt;
avait avec 150 autres militants pr&#233;lev&#233; symboliquement des yaourts &#224; l'usine Danone de Saint-&lt;br class='autobr' /&gt;
Just-Chaleyssin. Tous entendaient d&#233;noncer le choix politique de baisse du prix du lait &#224; la&lt;br class='autobr' /&gt;
production, en r&#233;cup&#233;rant le fruit de leur travail qui ne leur avait pas &#233;t&#233; pay&#233;. Ces produits&lt;br class='autobr' /&gt;
laitiers avaient ensuite &#233;t&#233; redistribu&#233;s dans des quartiers d&#233;favoris&#233;s de la banlieue de Lyon.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<enclosure url="https://www.journarles.org/IMG/pdf/VienneTractConf.pdf" length="734412" type="application/pdf" />
		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Les fronti&#232;res du vin ou l'enjeu des pratiques oenologiques</title>
		<link>https://www.journarles.org/spip.php?article360</link>
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		<dc:date>2006-10-05T09:59:38Z</dc:date>
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		<dc:creator>Conf&#233;d&#233;ration Paysanne 13</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;La &#171; libert&#233; &#187; oenologique revendiqu&#233;e par les entrepreneurs du vin, au nom du go&#251;t du consommateur et de la concurrence internationale, accompagne l'autorisation d'irriguer jusqu'&#224; l'avant-veille des vendanges. &lt;br class='autobr' /&gt;
Extraction d'alcool, int&#233;gration d'ar&#244;mes artificiels, d&#233;sucrage des mouts... Les vinificateurs europ&#233;ens veulent disposer d'un arsenal technique illimit&#233; pour produire une boisson dont la commercialisation reposerait malgr&#233; tout sur la d&#233;nomination Vin. D&#233;sormais, l'innovation en viticulture joue (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.journarles.org/local/cache-vignettes/L107xH150/arton360-62b9e.jpg?1579297960' width='107' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La &#171; libert&#233; &#187; oenologique revendiqu&#233;e par les entrepreneurs du vin, au nom du go&#251;t du consommateur et de la concurrence internationale, accompagne l'autorisation d'irriguer jusqu'&#224; l'avant-veille des vendanges.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Extraction d'alcool, int&#233;gration d'ar&#244;mes artificiels, d&#233;sucrage des mouts... Les vinificateurs europ&#233;ens veulent disposer d'un arsenal technique illimit&#233; pour produire une boisson dont la commercialisation reposerait malgr&#233; tout sur la d&#233;nomination Vin. D&#233;sormais, l'innovation en viticulture joue dans le camp du rendement. La d&#233;marche de qualit&#233; li&#233;e aux pratiques viti-vinicoles, amorc&#233;e il y a trente ans, tombe en d&#233;su&#233;tude devant le concept des techniques &#339;nologiques correctives, voire reconstructives.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'agronomie r&#233;gresse au profit des intrants artificiels. Les rendements suppl&#233;mentaires cens&#233;s garantir le revenu aux viticulteurs dilueront l'ensemble de la r&#233;colte de chaque exploitation. Les lourds outillages techniques et la chimie g&#233;n&#233;reront des bouillons vineux anonymes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est le renouveau du productivisme, le m&#234;me que l'ancien, mais avec plus de comp&#233;tences techniques. Une dynamique &#224; l'inverse d'une viticulture durable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A travers ce document, la Conf&#233;d&#233;ration paysanne veut donner un large &#233;cho aux choix auxquels la viticulture europ&#233;enne contemporaine est confront&#233;e. Le d&#233;bat doit avoir lieu, car il s'agit d'un choix de soci&#233;t&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>&#202;tre paysan et vivre de son travail</title>
		<link>https://www.journarles.org/spip.php?article361</link>
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		<dc:date>2006-10-04T16:13:49Z</dc:date>
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		<dc:creator>Conf&#233;d&#233;ration Paysanne 13</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Pour compenser la baisse et le tassement des prix de vente, il y a un principe bien &#233;tabli dans l'agriculture : augmenter la production. Or nous constatons le r&#233;sultat de cette pratique : surproduction chronique, forte concurrence entre les producteurs et leur &#233;limination assur&#233;e. Le m&#233;tier, devenu trop incertain &#233;conomiquement, d&#233;favorise les installations. Les reprises d'installations sont pratiquement impossibles car celles-ci restent trop ch&#232;res, trop grandes, trop sp&#233;cialis&#233;es... &lt;br class='autobr' /&gt;
L'ADEAR et la (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.journarles.org/spip.php?rubrique7" rel="directory"&gt;Conf&#233;d&#233;ration Paysanne 13&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.journarles.org/local/cache-vignettes/L88xH150/arton361-2b951.jpg?1579297960' width='88' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Pour compenser la baisse et le tassement des prix de vente, il y a un principe bien &#233;tabli dans l'agriculture : augmenter la production. Or nous constatons le r&#233;sultat de cette pratique : surproduction chronique, forte concurrence entre les producteurs et leur &#233;limination assur&#233;e. Le m&#233;tier, devenu trop incertain &#233;conomiquement, d&#233;favorise les installations. Les reprises d'installations sont pratiquement impossibles car celles-ci restent trop ch&#232;res, trop grandes, trop sp&#233;cialis&#233;es...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'ADEAR et la Conf&#233;d&#233;ration Paysanne soutiennent une agriculture dite paysanne, qui cherche un &#233;quilibre entre producteur/consommateur/&#233;conomie/services/environnement/... Cette nouvelle mani&#232;re de raisonner et de pratiquer porte ses fruits et int&#233;resse de plus en plus.&lt;br class='autobr' /&gt;
Des reconversions et des installations sont r&#233;alis&#233;es. Des paniers paysans, les march&#233;s paysans, les points de vente collectifs, les AMAP, demain les &#233;piceries sociales et solidaires sont des instruments qui permettront &#224; des paysans petits et moyens de vivre de leur travail. Produire moins, produire mieux, valoriser sa production, se regrouper pour la vendre, &#234;tre partenaire avec les consommateurs, d'autres pistes restent &#224; inventer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Conscients d'ouvrir une nouvelle voie, nous cherchons par notre action &#224; livrer des produits de qualit&#233;, accessibles au plus grand nombre (ce qui n'est pas encore le cas aujourd'hui) tout en assurant un prix r&#233;mun&#233;rateur aux producteurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Est-ce une nouvelle mani&#232;re de concevoir ce m&#233;tier ? Des demandes pour les ventes en circuits courts sont l&#224;. L'ADEAR est sur le terrain et recrute des nouveaux producteurs. Vous &#234;tes int&#233;ress&#233;s ? Passez donc nous voir !!!&lt;br class='autobr' /&gt;
Henri Cestier, pr&#233;sident de l'ADEAR&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>La f&#234;te de la Conf'</title>
		<link>https://www.journarles.org/spip.php?article354</link>
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		<dc:date>2006-09-15T14:11:39Z</dc:date>
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		<dc:creator>Conf&#233;d&#233;ration Paysanne 13</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Pour bien commencer l'ann&#233;e, la Conf&#233;d&#233;ration paysanne organise la premi&#232;re f&#234;te de la conf'13. Au programme,la visite de ferme, le d&#233;bat, les vid&#233;os et les concerts permettrons aux paysans et consommateurs d'&#233;changer sur l'avenir de l'agriculture dans notre d&#233;partement.&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.journarles.org/spip.php?rubrique14" rel="directory"&gt;Actions &lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.journarles.org/local/cache-vignettes/L110xH150/arton354-c121a.jpg?1579297960' width='110' height='150' onmouseover=&#034;this.src='local/cache-vignettes/L116xH150/artoff354-0ae86.jpg?1579297961'&#034; onmouseout=&#034;this.src='local/cache-vignettes/L110xH150/arton354-c121a.jpg?1579297960'&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Pour bien commencer l'ann&#233;e, la Conf&#233;d&#233;ration paysanne organise la premi&#232;re f&#234;te de la conf'13. Au programme,la visite de ferme, le d&#233;bat, les vid&#233;os et les concerts permettrons aux paysans et consommateurs d'&#233;changer sur l'avenir de l'agriculture dans notre d&#233;partement.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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