L’amélioration des droits des étrangers est l’intérêt de tous. Ceux qui jouent sur les peurs et les réactions de rejet, souvent dictées par l’ignorance, mettent en danger la cohésion de nos sociétés.
Pour que les étrangers ne soient pas des résidents entièrement à part, favorisons l’accès à la citoyenneté de tous.
Le droit de vote et d’éligibilité pour les résidents étrangers devient une évidence. Des voix de sont élevées en faveur de cette avancée sur tous les bancs de l’arc politique parlementaire.
La période 2007/2009, avec les élections présidentielle, législatives, locales et européennes, est particulièrement favorable pour aller plus loin et pour interpeller toutes les organisations politiques, tous les candidats, tous les élus en place.
Le 3 mai 2000, l’Assemblée nationale a adopté en première lecture une loi qui donne le droit de vote à tous les résidents étrangers pour les élections municipales, loi qui n’a jamais été examinée par le Sénat.
Le 24 janvier 2006, la majorité du Sénat a refusé d’examiner une proposition de loi mais l’argumentation des opposants a bien montré qu’ils savent qu’ils ne pourront longtemps camper sur cette position défensive.
Dans l’Union européenne, 17 pays sur 25 ont une législation plus avancée que la France : l’Espagne s’apprête à faire un pas en avant, la question est débattue en Italie. En Belgique, les résidents étrangers extracommunautaires vont participer le 8 octobre, pour la première fois, aux élections municipales.
La France sera-t-elle le dernier pays de l’Union à donner le droit de vote et d’éligibilité à tous les résidents quelle que soit leur nationalité ?