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L’histoire du petit radar

jeudi 23 mars 2006

Très très intéressant ce petit mémo !
Il y a quelques jours est passée, sur France 2, une petite info qui fait réfléchir... Sur un ton humoristique le reportage montrait un radar automatique,quelque part du côté de Clermont-Ferrand, qui avait été hors service pendant 3 semaines. Pourquoi ? Parce qu’EDF avait coupé le courant pour facture impayée.

Drôle, non ?


Mais ce n’est pas tout, le vraiment intéressant est ailleurs. En effet le journaliste nous expliqua que la société qui gère le radar n’avait pas payé en temps voulu sa facture d’électricité. La société qui gère le radar ?
Quoi ? Une société privée gère le radar ?
On croyait que les radars dépendaient de l’état !
Mais alors si on réfléchit cela veut dire qu’au passage il y a des gens qui se sucrent sur les infractions des automobilistes et que l’argent des amendes, loin d’aller entièrement dans les caisses de l’état (ce qui serait un moindre mal), va en partie dans des poches privées !
Et on peut supposer (car aucune entreprise privée n’est une oeuvre philanthropique) que ces entreprises sont intéressées proportionnellement à la rentabilité des radars.
La spéculation sur la sécurité routière, voilà la dernière trouvaille. On ne nous avait pas dit ça quand le gouvernement a lancé sa campagne.
Il n’y a pas que la sécurité routière dans l’histoire mais aussi, EUH, plutôt " surtout " une affaire de profit !

Et bien sûr, pour couronner le tout, le PDG de cette entreprise n’est autre que le frère du ministre Gilles de Robien !


On nous prend vraiment pour des quiches ! Si cette petite info vous choque faites la circuler, ça mérite d’être connu.
Que ceci devienne connu n’est-il pas en rapport avec ce brusque frein au développement de ces fameux radars ?
La peur d’un nouveau scandale.

6 Messages

  • > L’histoire du petit radar 31 mars 2006 10:14

    Si votre information au sujet du PDG de la société est bien exacte, c’est sans aucun doute un vrai scandale.Une nouvelle et éclatante démonstration que nous vivons une triste fin de régime (pas triste pour le monde cependant !). Cependant, il n’y a pas
    lieu d’être trop surpris puisque le père de M. Galouzeau de Villepin serait, m’a-t-on récemment signalé, le PDG de la Française des Jeux aux Antilles... Vous croyez rêver. Non, vous ne rêvez pas : dans un régime très oligarchique, les affaires restent toujours des histoires de famille...
    Un ancien étudiant de Paris III (devenu l’un des responsables nationaux d’une organisation de
    travailleurs indépendants)

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  • > L’histoire du petit radar 4 avril 2006 23:19, par christophe

    Tres fort le copié-coller d’un mail qui tourne depuis plus d’un an pour faire genre "j’ai de l’actu qui tue".

    Quand en plus c’est de la polémique à 2 balles avec du vrai sans élément factuel et précis (quand on parle de fric on donne des chiffres, quand on parle de jours on donne des dates, quand on parle de lieux on précise) et quand il y a du précis (un nom, ça c’est précis), c’est faux... et bin on a une idée de la crédibilité et du sérieux du journal tout entier !

    Voilà ce qu’il manque :
    http://www.hoaxbuster.com/hoaxliste/hoax.php?idArticle=39268
    http://www.fakirpresse.info/frontoffice/main.php?rub=article.php&id=228
    http://www.lexpansion.com/art/-1.0.72409.0.html

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  • > L’histoire du petit radar 8 avril 2006 00:23

    C’es un hoax qui circule depuis des mois et des mois ... voir Hoaxbuster ...
    C’est vraiment lassant de voir qu’on ne vérifie même pas les informations.

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  • > L’histoire du petit radar 8 avril 2006 20:24, par ab

    Merci pour vos commentaires. Nous avons publié un erratum. Sachez que JournArles est un collectif ouvert à tous (et à vous aussi...). Nous ne sommes pas des professionnels et nous tentons de faire de notre mieux avec nos petit moyens pour diffuser une information de la meilleure qualité qui soit sur le Pays d’Arles. Si vous souhaitez nous aider n’hésitez pas à nous contacter. Cet outil peut aussi être le vôtre...

    Le bureau de journarles

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  • Il y a parfois des erreurs constructives. À l’image des mythologues qui recherchent les traces archéologiques d’une Atlantide disparue, nous pouvons nous interroger sur le fond de vérité qui teinte cette petite légende urbaine, et se demander pourquoi, malgré son imprécision patente, elle nous semble si crédible.

    Je remercie le journal Fakir qui a pris le temps de s’appliquer à l’exercice dans son article ’Le frère de Gilles’, paru dans l’édition du 1er décembre 2005, et que vous pouvez lire à l’adresse suivante : http://www.fakirpresse.info/frontoffice/main.php?rub=article.php&id=228

    Les auteurs nous y apprennent que, faute du frère de Gilles, on trouve parmi les têtes dirigeantes de Atos, la société de gestion des radars, « Dominique Bazy au conseil de surveillance (une place bien choisie pour l’ancien bras droit de Jean Peyrelevade au Crédit Lyonnais, impliqué dans l’affaire Executive Life et condamné à une amende de 250 000 $, La Tribune, 5/02/05) ainsi que Philippe Germond (un fidèle de Jean-Marie Messier, qui a réalisé, à Vivendi-Universal, « une plus-value de 4,2 millions d’euros grâce à ses stock-options » en 2001, L’Expansion, 18/09/02) ».

    On nous informe également du fait que la société européenne a quadruplé ses bénéfices entre 2003 et 2004, et que 27% de son chiffre d’affaire provient de contrats avec les services publics. La société opère en effet « avec « le Ministère de l’Economie et des Finances » pour « la refonte du système d’information fiscal Copernic », « le Ministère de la Justice » pour le « projet Cassiopée de refonte du système d’information pénal », avec « le Ministère de l’Intérieur » pour le « projet Dialogue de modernisation de la Gestion des Ressources Humaines », et idem avec le « Ministère de l’Agriculture », la « Direction Générale des Armées », avec la « Caisse Nationale d’Assurance Maladie » ».

    Il ne faudrait pas oublié que le principal argument en faveur des partenariats public-privé (PPP) tient au fait que la compétition au sein des compagnies privées aurait un effet positif sur leur efficience, leur dynamisme, leur capacité d’innovation. Sans douter de la transparence et de l’équité dont peut faire preuve le gouvernement dans ses appels d’offre (!), l’implication d’une même société dans un si grand nombre de PPP devrait susciter notre vigilance.

    De plus, lorsqu’on réalise que tous ces contrats rendent Atos détentrice d’une immense quantité d’informations sur les personnes privées dans des secteurs aussi divers que les revenus, la justice, la sécurité ou la santé, on commence sérieusement à grincer des dents.

    Alors si la fausse histoire du petit radar permet au moins d’éveiller un vrai soucis citoyen sur la façon dont les services publics délèguent une partie de leur mission à des organismes privés, l’erreur n’aura pas été vaine.

    En attendant, conduire moins et moins vite est un objectif louable pour notre société, et puisque seule la répression semble avoir un effet dissuasif sur les fous du volant, il m’importe peu que ce soit l’État ou une société privée qui paye la facture d’électricité des radars automatiques.

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  • L’histoire du petit radar 7 octobre 2009 22:48, par fakir

    Article bien intéressant, même si, en venant depuis google, je croyais qu’il parlait vraiement des fakirs.
    (Un vrai fakir :))

    Voir en ligne : fakir

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