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Une brève histoire de l’extinction en masse des espèces

jeudi 3 juin 2010

Franz J. Broswimmer


Une brève histoire de l’extinction en masse des espèces


Nouvelle édition
Traduction et préface de Jean-Pierre Berlan

« Les changements de la biosphère mondiale induits par l’homme sont sens précédent. Ils comprennent la rupture à l’échelle mondiale des cycles biochimiques, le changement climatique rapide, l’érosion massive des sols, la désertification de vastes étendues, et le largage effréné de toxines synthétiques et d’organismes génétiquement modifiés. […] À l’ère de la mondialisation néolibérale, les humains se sont transformés en “mangeurs d’avenir”, ou Homo œsophagus colossus. »

Dans Une brève histoire de l’extinction en masse des espèces, paru aux éditions Agone dans la collection Éléments, l’auteur, Franz Broswimmer, dresse un portrait sans concession de l’espèce dominante et super-prédatrice qu’est l’homo sapiens et qui est, peut-être, la prochaine sur la liste des espèces en voie de disparition. Il emploie le terme d’écocide pour caractériser cette extinction en cours. Un terme qui frappe les esprits et reflète justement l’étendue du désastre.

Dans un premier temps, Broswimmer retrace l’odyssée humaine et tente d’expliquer les raisons de ce qu’il considère comme une autodestruction finale. Le propos n’est certainement pas neutre et pourra choquer nos contemporains qui sont persuadés que la technique, le génie humain et la « baraka » devraient nous sortir d’affaires…
Notre évolution au cours des siècles démontre que notre espèce a pesé depuis toujours sur les écosystèmes, à commencer par l’extermination de la mégafaune à laquelle nous avons participé dès le pléistocène.
L’auteur donne au langage le rôle central, il en fait la « clé qui permet de comprendre l’histoire humaine et les capacités de notre espèce. » L’homme a acquis, grâce à sa capacité pour la culture, « l’impressionnant pouvoir de s’imposer à l’intérieur de la nature. » Un double pouvoir : celui de créer, mais aussi et surtout son pendant : celui de détruire. Ce dernier étant, d’après Broswimmer, constitutif de l’écocide, la « dimension destructive de l’évolution culturelle. »

Croire que nous sommes à l’abri d’un effondrement de notre civilisation serait une funeste erreur. Dans Une brève histoire de l’extinction en masse des espèces Broswimmer donne des exemples de « super-puissances » qui, du jour au lendemain, ont disparu — bien souvent du seul fait de leur action écocidaire.
Des bévues écologiques qui ont entraîné la disparition des civilisations mésopotamiennes, grecques, romaines, mayas ou encore pascuanes. Et de conclure ce chapitre : « … la modernité a permis à l’écocide de s’échapper de son cadre auparavant localisé, et d’en faire pour la première fois un phénomène vraiment mondial. »
Il s’agit bien de notre civilisation dite moderne, capitaliste, productiviste, mangeuse de ressources naturelles et destructrice du bien commun au profit de sa privatisation pour le bénéfice d’une minorité dont il est question. « La phase la plus récente de l’histoire de l’écocide correspond à la fin de l’ère impérialiste du capitalisme. Les pays riches du Nord se sont lancés dans le projet néolibéral d’une dérégulation et d’une marchandisation mondiales. »

Une brève histoire de l’extinction en masse des espèces est à la fois un livre d’histoire, un livre de paléo-sociologie, un livre politique et un cri d’alarme.
Voilà ce que nous sommes, ce que nous avons fait. « À moins que nous n’agissions vite pour inverser radicalement notre actuel cap écocidaire, nous aurons honoré cette planète pour un temps bien plus bref que nos puissants prédécesseurs reptiliens. »
Est-il tabou de dire les choses telles qu’elles sont ? Quand bien même elles sont parfois difficiles à entendre, blessent notre orgueuil et nous responsalisent.
Il est urgent d’alerter et de contribuer à une prise de conscience collective avant que nous ne soyons à notre tour les Mayas ou les Sumériens d’un livre d’histoire qui ne sera lu, cette fois-ci, par personne.

Une brève histoire de l’extinction en masse des espèces est un livre exceptionnel, à lire de toute urgence.biosphère mondiale induits par l’homme sont sens précédent. Ils comprennent la rupture à l’échelle mondiale des cycles biochimiques, le changement climatique rapide, l’érosion massive des sols, la désertification de vastes étendues, et le largage effréné de toxines synthétiques et d’organismes génétiquement modifiés. […] À l’ère de la mondialisation néolibérale, les humains se sont transformés en “mangeurs d’avenir”, ou Homo œsophagus colossus. »

Dans Une brève histoire de l’extinction en masse des espèces, paru aux éditions Agone dans la collection Éléments, l’auteur, Franz Broswimmer, dresse un portrait sans concession de l’espèce dominante et super-prédatrice qu’est l’homo sapiens et qui est, peut-être, la prochaine sur la liste des espèces en voie de disparition. Il emploie le terme d’écocide pour caractériser cette extinction en cours. Un terme qui frappe les esprits et reflète justement l’étendue du désastre.

Dans un premier temps, Broswimmer retrace l’odyssée humaine et tente d’expliquer les raisons de ce qu’il considère comme une autodestruction finale. Le propos n’est certainement pas neutre et pourra choquer nos contemporains qui sont persuadés que la technique, le génie humain et la « baraka » devraient nous sortir d’affaires…
Notre évolution au cours des siècles démontre que notre espèce a pesé depuis toujours sur les écosystèmes, à commencer par l’extermination de la mégafaune à laquelle nous avons participé dès le pléistocène.
L’auteur donne au langage le rôle central, il en fait la « clé qui permet de comprendre l’histoire humaine et les capacités de notre espèce. » L’homme a acquis, grâce à sa capacité pour la culture, « l’impressionnant pouvoir de s’imposer à l’intérieur de la nature. » Un double pouvoir : celui de créer, mais aussi et surtout son pendant : celui de détruire. Ce dernier étant, d’après Broswimmer, constitutif de l’écocide, la « dimension destructive de l’évolution culturelle. »

Croire que nous sommes à l’abri d’un effondrement de notre civilisation serait une funeste erreur. Dans Une brève histoire de l’extinction en masse des espèces Broswimmer donne des exemples de « super-puissances » qui, du jour au lendemain, ont disparu — bien souvent du seul fait de leur action écocidaire.
Des bévues écologiques qui ont entraîné la disparition des civilisations mésopotamiennes, grecques, romaines, mayas ou encore pascuanes. Et de conclure ce chapitre : « … la modernité a permis à l’écocide de s’échapper de son cadre auparavant localisé, et d’en faire pour la première fois un phénomène vraiment mondial. »
Il s’agit bien de notre civilisation dite moderne, capitaliste, productiviste, mangeuse de ressources naturelles et destructrice du bien commun au profit de sa privatisation pour le bénéfice d’une minorité dont il est question. « La phase la plus récente de l’histoire de l’écocide correspond à la fin de l’ère impérialiste du capitalisme. Les pays riches du Nord se sont lancés dans le projet néolibéral d’une dérégulation et d’une marchandisation mondiales. »

Une brève histoire de l’extinction en masse des espèces est à la fois un livre d’histoire, un livre de paléo-sociologie, un livre politique et un cri d’alarme.
Voilà ce que nous sommes, ce que nous avons fait. « À moins que nous n’agissions vite pour inverser radicalement notre actuel cap écocidaire, nous aurons honoré cette planète pour un temps bien plus bref que nos puissants prédécesseurs reptiliens. »
Est-il tabou de dire les choses telles qu’elles sont ? Quand bien même elles sont parfois difficiles à entendre, blessent notre orgueuil et nous responsalisent.
Il est urgent d’alerter et de contribuer à une prise de conscience collective avant que nous ne soyons à notre tour les Mayas ou les Sumériens d’un livre d’histoire qui ne sera lu, cette fois-ci, par personne.

Une brève histoire de l’extinction en masse des espèces est un livre exceptionnel, à lire de toute urgence.

Parution : 17/03/2010
ISBN : 978-2-7489-0111-5
288 pages
11 x 18 cm
12.00 euros

Extrait du site Ecologithèque.com

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