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Municipalisation contre les transnationales

Exemple : Le recyclage des déchets

Rêve et réalité

lundi 3 mars 2014, par René Dupont

La municipalité est comme entité étatique la plus proche du citoyen. Elle est par son statut auprès des institutions du crédit très crédible. C’est la commune ou la communauté des communes qui peuvent donner une réponse solidaire adapté à l’agressivité du capitalisme globalisé.
C’est la commune qui est le lieu ou la démocratie sort de l’anonymat : Bonjour Hervé. Zut, j’ai oublié Jean Claude. La commune est en mesure de créer un nombre énorme d’emplois. Des emplois correctement rémunérés, qui augmenterons le nombre des personnes imposables et les bénéfices des entreprises municipales réduiront les impôts.

Une petite entreprises, style celle de Vieri en Arles, au lieu de la laisser partir dans le giron d’une grande société du nom GDE : Guy Dauphin Environnement, qui appartient maintenant au GROUPE ECORE, qui, lui, a son siège dans un paradis fiscal, en l’occurrence Genève en Suisse, la société familiale VIERI aurait pu être acheté ou reprise par la Mairie.

Sous contrôle municipal, cette petite entreprise aurait pu en alliance avec d’autres récupérateurs de ferraille municipaux se coordonner pour la revente des matériaux ferreux qui est devenue, vu la pénurie des matières premières qui s’annonce et la nécessité écologique du recyclage de plus en plus pressant assez rentable. Par conséquence la hausse des prix garantie des ces matières, une petite entreprise municipale aurait une fonction utile. Elle serait réducteur du chômage c’est à dire créateur de postes de travail socialement et écologiquement indispensable. Une telle entreprise municipalisée payerait en plus des impôts.

Mais quelle est la réalité d’aujourd’hui ?

La société VIERI - dans la troisième génération a été achetée par GDE : Guy Dauphin Environnement aux antécédents assez sulfureux.

En 1965, Guy Dauphin Environnement est fondée par Guy Dauphin. En 1968, elle installe son siège social à Rocquancourt dans le Calvados. GDE accompagne l’essor du recyclage. Au fil des années, l’entreprise se développe, se modernise, se professionnalise en investissant dans les meilleures technologies disponibles (broyeurs, lignes de traitement des batteries et de tri des collectes sélectives, logistique) pour devenir le numéro 2 du recyclage en France.

Aujourd’hui GDE dispose d’une cinquantaine de sites en France où elle emploie plus de 1 000 personnes et traite plus de 2 millions de tonnes de matériaux par an pour les entreprises privées et publiques, les collectivités et les particuliers. Son chiffre d’affaires en 2010 a été de 725 millions d’euros, dont 70 % à l’export.

Historiquement, GDE est spécialisé dans la collecte et le recyclage des métaux ferreux et non ferreux. L’activité des ferreux constitue le cœur de métier de l’entreprise. GDE est leader de ce secteur et dispose d’une expertise reconnue en la matière. L’entreprise recycle également le plastique, les papiers-cartons, les batteries, les DIB (déchets industriels banals) et les végétaux.
GDE est la filiale française du groupe ECORE, acteur international du recyclage opérant en Europe et en Asie.

GDE a été poursuivi à divers endroits pour avoirs enfoui des déchets dans des décharges sauvages dans le Calvados [prouvée à Versainville (environ 40000 T de RBA), et suspectée à Soumont-Saint-Quentin (environ 15000 T)].
Depuis le décès de Guy Dauphin en 1992, l’actionnaire principal est Claude Dauphin, qui est aussi l’actionnaire principal de TRAFIGURA, société de courtage basée à Londres et à Genève ( Trafigura PTE LTD / Galena Asset Management, 1 rue de Jargonnant, CH 1207 Geneva, Switzerland Tel : +41 22 594 6900 ).

 [1] a été connue du grand public par l’affaire du Probo Koala, ce navire pétrolier qui avait déchargé des déchets toxiques à Abidjan en 2006, causant la mort de 16 personnes et l’intoxication de plus dizaines de milliers d’autres habitants. Trafigura est moins connu pour un trafic d’essence de très mauvaise qualité écoulé en Afrique, et dont le Probo Koala n’est que la partie émergée de l’iceberg.

GDE appartient donc au groupe ECORE GROUOP S.A , Rue du Rhône 14, CH 1204 Geneva, Switzerland qui a son siège pas plus loin qu’un jet de pierre de l’officine de la société TRAFIGURA à Genève. Le PDG de ce groupe ECORE s’est installé à Meyrin près de Genève.

TRAFIGURA - GDE Orgnanigramm 2006

Tout ce petit monde s’enrichit dans le recyclage et souhaite surtout ne pas payer des impôts.

La mains mise du recyclage par des société anonymes et lointaines ouvre la porte aux truanderies assez mesquines mais bien organisées. Par exemple, lorsque on ramène pour le recyclage des vielles batteries. On peut constater que le prix de la ferraille et le montant récupéré pour le plomb des batteries a nettement baissé par rapport au moment ou les Vieri’s eux mêmes maîtrisaient encore la gestion. « Ah vous savez, aujourd’hui nous alignons quotidiennement les prix à ceux de la bourse de LONDRES. » « Est ce que vous avez compris ou faut-il faire un dessin ? » Trouvez-nous le commun des mortels qui suit heure par heure les cours de la bourse de Londres.
L’obligation d’augmenter le rendement de chaque unité de recyclage de la société GDE pour augmenter le cours des actions à la bourse et de financer les portefeuilles d’orées du management de TRAFIGURA, GDE ET ECORE mène automatiquement à ce genre de petites magouilles.

Notes

[1TRAFIGURA "Trafigura : Une société au passé très sulfureux", Le Monde, 14 septembre 2006

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