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Un délire appuyé par certains élus

Un certain nombre de politicien de la Région...

Questions à Michel Vauzelle et Jean Marc Ayrault.

samedi 11 janvier 2014, par René Dupont

Un certain nombre de politicien de la Région PACA prennent sur eux - sous prétexte de création d’emplois et de produire une énergie verte – l’autorisation pour la mise en place d’une centrale électrique d’incinération, qui brûlera le bois de la Provence dans un rayon de 400 km autour du site à Gardanne. Les résultats du reboisement de la Provence, décrit à merveille par Jean Giono dans L’HOMME QUI PLANTAIT DES ARBRES détruit sur l’autel du gigantisme industrielle. Bonjour le climat, bonjour les sources, bonjour les collines, bonjour les aides de l’état pour gonfler les portefeuille dorés d’une multinationale, bonjour les entreprise de sous traitance et leur coupes rases. La compagnie E.ON veut mettre en fonctionnement une grande centrale électrique à biomasse, à Gardanne, dans les Bouches-du-Rhône. La menace est forte non seulement pour la PROVENCE mais également d’industrialiser (destruction de) la forêt cévenole, dans le Gard et en Lozère, selon IACAM. 
La gestion et la combustion du bois est une affaire qu’il faut garder dans les Communes. C’est la seule manière de créer et de maintenir des emplois et en plus un environnement plaisant, durable et accueillant.

Les questions suivants ont été soumise par une délégation d’une cinquantaine de personnes à Michel Vauzelle, président du Conseil Régional et au gouvernement de M. Jean-Marc Ayrault le 7 janvier 2014

Pourquoi tenez-vous à apporter votre soutien au projet de mégacentrale électrique à biomasse de l’entreprise E.On à Gardanne ?

Malgré :

  1. 1. l’avis négatif des services techniques de l’Etat et de l’ADEME.
  2. 2. l’opposition clairement exprimée par d’ importants responsables politiques de notre région dont certains ont qualifié le projet de « démentiel » et d’autres ont déclaré que « ce qui se fait à Gardanne est une aberration sur le plan économique du point de vue du citoyen (...) qui devra payer extrêmement cher une énergie qui sera polluante ». 
  3. 3. la Motion adoptée conjointement début décembre par le Parc du Luberon, le Pays de Haute Provence, deux communautés de communes (Forcalquier-Montagne de Lure, et Pays de Banon) et deux Chartes forestières (Lure et Luberon) qui « dénoncent dans leurs principes et dans leurs conséquences les projets de méga-centrales qui, sous couvert d’utiliser une ressource renouvelable, contribuent au gaspillage énergétique et condamnent la France à importer de la biomasse ».
  4. 4. l’opposition de la Fédération régionale des Communes Forestières qui craint « des rayons d’approvisionnement et des plans d’approvisionnement de ces centrales dont la dimension n’est pas compatible avec les logiques territoriales de circuit court prônées par les élus des territoires ruraux ».
  5. 5. l’extrême réticence exprimée par la Cour des Comptes dans son rapport sur les énergies renouvelables de juillet 2013.

Cette centrale remplacera la tranche 4 de la centrale à charbon existante. Elle aura besoin d’environ 1’000 000 M3 (un million ) de bois et déchets verts par an. L’entreprise allemande E.On (le troisième producteur mondial d’électricité) prévoit dans un premier temps d’en importer la moitié, probablement du Canada, et de chercher l’autre moitié dans un rayon de 400 km. Notamment dans deux zones d’approvisionnement prioritaire, les châtaigneraies des Cévennes et une grande zone dans le 04 et 05, environ entre Forcalquier et au nord de Gap. Après 10 ans, la ressource devrait être uniquement « locale » (400 km !)

La conséquence : la sur-exploitation des forêts régionales, avec pour corollaire le recours aux grandes coupes rases et la destruction d’habitats naturels pour une centrale qui n’est absolument pas écologique :

- elle brûlera plus de charbon que la centrale actuelle (13% du combustible total).
- elle brûlera des bois de récupération hautement pollués (11%).
- le projet nécessitera 2800 tonnes par jour, soit un camion toutes les deux minutes (selon la commission biomasse de l’Assemblée Nationale), ce qui est contraire au Schéma Régional Climat Air Energie (SRCAE) voté par l’Assemblée régionale le 28 juin 2013.
malgré un rendement très faible d’environ 33%, car il n’y aura pas de cogénération (valorisation de la chaleur), l’Etat accordera des subventions de plus d’un milliard d’euros sur 20 ans, sans compter l’aide financière aux investissements.
une telle mégacentrale mettrait en danger l’ensemble de la filière biomasse locale (55 chaufferies de taille modeste dans la zone Luberon-Lure) et détruirait plus d’emplois qu’elle n’en créerait.

Un collectif à Gardanne dénonce ce projet depuis deux ans. Alertées tardivement sur le danger que représente une telle centrale à biomasse pour les forêts de leurs régions, des collectifs ont été créés le 10 octobre dans les Cévennes et le 11 décembre à Forcalquier.

Une « Requête introductive d’instance pour l’annulation de l’arrêté préfectoral du 29 novembre 2012 autorisant la Société E.ON - Société Nationale d’Electricité et de Thermique à poursuivre l’exploitation des installations de la centrale de Provence et à exploiter la biomasse sur la tranche 4 » a été déposée le 29 novembre 2013.

Contacts :
Collectif SOS Forêts 04 – Non à E.On,
nicholas.bell[at]gmx.net

Collectif Vigilance Citoyen de Gardanne :
courriel : coll-vigilancecitoyen-biomassegardanne[atlaposte.net

Site Internet : sosforets04.wordpress.com

A VOIR AU PLUS GRAND PLAISIR DES PETITS ET DES GRANDS
L’HOMME QUI PLANTAIT DES ARBRES de Jean Giono

DOSSIER E.ON

IACAM.

MOTION BOIS ENERGIE LURE

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