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La langue bleue - fièvre catharale ovine (FCO)

OBLIGATION de VACCINATION - un nonsens

Transhumances en périls

mercredi 24 juin 2009, par Forum Civique Européen

Les bergers en général et ceux de Longo mai en particulier aiment à relater les péripéties et les avantages des transhumances de leur troupeau. Et voilà qu’ils ont de fortes raisons de s’inquiéter pour la pérennité de ce mode de déplacement. En ce printemps, les autorités sanitaires leurs resservent le danger de la fièvre catarrhale, appelée aussi « la maladie de la langue bleue », et décident à coups d’arrêtés préfectoraux, une vaste campagne de vaccination obligatoire pour enrayer cette soi-disant pandémie, et obligent les éleveurs à s’y soumettre en échange du droit de transhumer. C’est un véritable désastre. Journarles vous propose quelques informations extraites des textes des vétérinaires regroupés dans l’association GIE Zone Verte.

Prétendre que l’éradication de la fièvre catarrhale ovine (FCO) en France et en Europe est possible par vaccination ou tout autre moyen est dans le meilleur des cas un leurre sinon une grave désinformation.

La FCO est une maladie non contagieuse mais vectorielle ; une maladie dont l’agent viral est transmis par la piqûre d’un insecte autochtone, de la famille des moucherons culicoïdes, qui mature la particule virale au travers de ses intestins et dans ses glandes salivaires pour la rendre infectante. Il est rigoureusement impossible de contrôler les culicoïdes hébergeant le virus. Présents depuis des millions d’années sur nos territoires, ils occupent nécessairement une place irremplaçable dans l’équilibre des niches écologiques européennes. Se nourrissant également et en permanence sur la faune sauvage locale, les culicoïdes disséminent des particules virales
partout dans des « réservoirs » multiples et inconnus. Par conséquent il est clair que l’élimination du virus de la FCO est impossible. Nulle part, on n’est parvenu à éradiquer la fièvre catarrhale ou toute autre maladie à vecteurs touchant animaux domestiques et sauvages.

Alors même qu’aucune étude épidémiologique sérieuse n’a été menée ni publiée pour évaluer l’impact avéré de la maladie

, les autorités et les OPA (Organisations Professionnelles Agricoles), manipulant allègrement rumeurs et approximations, confondant volontairement l’impact économique des mesures administratives mises en place avec la pathologie réelle de la maladie, entretiennent un climat de peur en parlant de la plus grave crise sanitaire depuis 50 ans.

L’affirmation de la possibilité de ralentir la progression de la FCO par la limitation des déplacements d’animaux et la désinsectisation est contredite par touteà lesl études qui ont été menées. Le seul résultat des désinsectisations a été une pollution majeure des animaux, de leur produit (viande, lait) et de l’environnement (destruction des ruchers...). Le développement des populations de vecteurs dépend étroitement d’une part des conditions climatiques et le réchauffement actuel ne peut que les favoriser, et d’autre part des facteurs environnementaux tels la présence des lisiers, jus d’ensilage, de fumier et autres débris organiques.

La vaccination est présentée aujourd’hui comme la seule solution pour contrôler, voire éradiquer la FCO. Or, aucune enquête sérologique n’a cherché à déterminer le nombre d’animaux qui s’étaient déjà immunisés naturellement.

Bien que le vaccin ne dispose d’aucune garantie ni d’efficacité dans le temps ni d’innocuité, ni d’absence de risques en période de lactation, de gestation ou de virémie d’un animal déjà contaminé, son utilisation est partout recommandée sans aucune restriction. Ces vaccins n’ont aucune autorisation de mise sur le marché, juste une dérogation. Certains vaccins ont été retirés de la circulation car ils ont entraîné la mort d’animaux en bonne santé. Il apparaît d’ores et déjà des cas de mortalité vaccinale en
brebis et en vache, des chutes de lactation et de fécondité des béliers après vaccination.

Et bien entendu ces risques obligatoires comme les vaccins sont mis à la charge des éleveurs qui en sont victimes sans aucun aide d’aucune sorte.


Certains vétérinaires prudents font signer des décharges à leurs clients et d’autres refusent de pratiquer cette vaccination sans garantie. La transmission de la FCO par le sang implique également un risque potentiel de contamination en cas d’absence de changement systématique de l’aiguille
entre chaque animal. La protection vaccinale est annoncée pour moins d’une année ! Sans aucune certitude. Il existe une trentaine de sérotypes différents. Autrement dit, vacciner une fois condamne à vacciner pendant des dizaines d’années puisque la maladie, endémique, reste là en embuscade. Ceci implique de tolérer, en veillant au grain, l’infection naturelle des animaux pour leur permettre de constituer une immunité naturelle ef-
ficace à vie.

Par ailleurs, les vaccins utilisés contiennent entre autres de l’hydroxyde d’alumine dont les conséquences perturbatrices sur la santé humaine et animale sont de plus reconnues.

Enfin, le recours à la vaccination de masse à l’égard de maladies banales et non mortelles dans la plupart des cas constitue un détournement et un épuisement des capacités immunitaires circulatoires laissant la place à d’autres pathologies plus graves et plus profondes. Certains animaux pourront peut-être présenter des symptômes pathologiques. Ils seront traités en particulier par la méthode homéopathique qui s’avère la plus efficace. La FCO est une maladie virale, donc les antibiotiques ne sont
pas à prescrire.

La méthode homéopathique s’avère la plus efficace

Les élevages qui choisissent de privilégier l’immunisation naturelle ne présentent en aucun cas le moindre danger pour les collègues férus de vaccination. En effet celui qui a vacciné ne craint plus (théoriquement) le virus ! Par contre le troupeau non vacciné est mis en danger par les animaux vaccinés des alentours qui restent porteurs asymptomatiques de virus. Quant à la circulation virale, elle est en permanence assurée par la faune sauvage qui échappe au contrôle des services administratifs.

En face d’une maladie non contagieuse, non transmissible à l’homme, originale dans nos contrées parce que vectorielle, peu pathogène et susceptible d’immunité naturelle, la responsabilité et la liberté entière de décision des éleveurs doit être impérativement garantie.

L’éleveur doit en tout état de cause pouvoir choisir les moyens et la
méthode à mettre en place dans son élevage pour affronter et domestiquer la FCO. Parce que la vaccination n’est en aucun cas la solution à long terme, parce que l’éradication de cette maladie vectorielle est impossible, parce qu’un élevage non vacciné ne représente aucun danger pour ses voisins, il importe que chaque éleveur bien informé de toutes les caractéristiques du problème prenne ses responsabilités.

Ceux qui souhaitent se sécuriser à court terme avec un vaccin sans garanties doivent pouvoir pratiquer la vaccination que ce soit pour assurer des ventes de broutards à l’exportation ou parce qu’ils craignent que leur cheptel affaibli pour telle ou telle raison ne puisse supporter l’infection natu-
relle. Ceux qui préfèrent gérer l’immunisation naturelle de leur troupeau, doivent pouvoir assumer leur stratégie sans aucune entrave ni perte de droit. Et chacun se doit de respecter le choix légitime des autres.

La FCO est sans aucun doute un cas d’école.


Elle prélude à d’autres crises sanitaires (exemple de la grippe A) qui
trouvent leur origine dans l’évolution du climat et la mondialisation des échanges en tout genre et partout, l’élevage industriel. Chaque éleveur est libre et responsable de ses choix. Des collectifs, refusant l’obligation de vacciner, se sont créés partout en France. Ils regroupent plusieurs milliers
d’éleveurs.
Certains pays comme l’Autriche suspendent sagement l’obligation de vacciner pendant la période estivale de plus grande activité des culicoïdes, vecteurs de cette maladie. La France reste un des seuls pays à maintenir la vaccination obligatoire. La présence de Michel Barnier, ministre de l’Agriculture, au Conseil d’administration de Mérieux, fabricant de vaccins, explique peut-être cela.

Dernières nouvelles : une manifestation conviviale s’est dé-
roulée le 20 mai à Manosque. Formule plutôt sympathique pour sensibiliser la population. Une centaine de personnes accompagnaient autant de moutons dans les rues de la ville. Cela faisait longtemps que les habitants n’avaient pas vu ça. aux problèmes des éleveurs.
Mercredi 27 mai, rebelote à Gap, préfecture des Hautes- Alpes, seul département de PACA à établir une double peine en assignant à résidence les éleveurs récalcitrants à la vaccination obligatoire. Un arrêté préfectoral du 24 avril y interdit la transhumance pour les éleveurs n’ayant pas vac-
ciné. Or pour de nombreux éleveurs la transhumance est indispensable à la conduite de leurs troupeaux. Un joli troupeau de 250 brebis et agneaux Thônes et Martod a symboliquement occupé les jardins de la DDA et établi un campement sur le parvis de la Préfecture et du Conseil général
après avoir déambulé dans les rues de la ville. Entretien plutôt compréhensif avec un représentant de la Préfecture, puis entretien plus tendu avec la « profession » (Chambre d’agriculture et GDS, groupement de défense sanitaire), qui a elle-même établi cette double peine. Couverture correcte
par les médias, Provence, Dauphiné, FR3.

Une pétition circule, destinée à un public plus large. Contact : 04.92.51.96.30 (collectif des éleveurs PACA opposés à l’obligation de vaccination contre la FCO).

Article rédigé à partir des infos de :
GIE Zone Verte
Tel/Fax : 33 (0)384661317
www. giezoneverte. com
zoneverte (at)giezoneverte. com

source : l’ire des chênaies, no 303 - juin 2009

La page internet des collectifs contre la vaccination

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