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Des PCB au ROUNDUP, nos voeux pour Arles en 2009

jeudi 15 janvier 2009, par ab (JournArles)

Les menaces écologiques qui planent sur le pays d’Arles sont telles que les responsables politiques seraient bien avisés – s’ils veulent préserver une certaine attractivité pour cette contrée - de se positionner un peu plus fortement pour faire d’Arles une cité exemplaire d’un point de vue environnemental.

Ignorer ou écarter du débat public les menaces déjà connues et analysées que sont :

  • l’eau du Rhône polluée par les PCB qui interdit la consommation des poissons de ce fleuve
  • la possible pollution des nappes phréatique
  • les conséquences des fuites de la centrale nucléaire du Tricastin.

tient de la politique de l’autruche et menace la crédibilité de la démocratie locale.

Mais il ne faudrait pas non plus oublier de balayer devant sa porte et c’est pourquoi journArles fait le voeu qu’en 2009 les services municipaux d’Arles cessent d’utiliser le ROUNDUP pour désherber les artères de la ville. Une fois n’est pas coutume : ce vœu a été distribué par les amis de Journarles aux participants de la présentation des voeux du Maire ce jeudi soir 15 janvier 2009 à la grande et belle Halle des Ateliers en Arles. Et il y avait du monde.
Sur le tracte on peut lire entre autre (voir en annexe) :
Le glyphosate, agent actif du ROUNDUP, est un poison pour tous les Arlesiens. Pour la première fois, les mécanismes de la toxicité de quatre différents Roundup ont été mis en évidence sur des cellules humaines. Ils agissent à des doses où ils ne sont plus herbicides. Les différents constituants de ces herbicides majeurs ont été testés car ils sont parmi les plus communs du monde, leurs résidus sont parmi les plus polluants, et de plus ils sont autorisés comme contaminants dans des aliments OGM aux doses testées . Dans cette recherche les Roundup ont été dilués à des doses infinitésimales (jusqu’à plus de 100.000 fois) et ils programment la mort cellulaire en quelques heures.

Ce travail indépendant a été réalisé par Nora Benachour et le Gilles-Eric Séralini à l’Université de Caen en France, et publié dans la revue scientifique américaine Chemical Research in Toxicology.

De nombreuses alternatives au désherbage chimique existent :
- enherbement,
- désherbage par la chaleur,
- désherbage manuel

Toutes ces techniques auraient l’avantage de minimiser les risques d’empoisonnement des techniciens de la ville et de ses habitants à l’heure où l’impact des pesticides sur la santé humaine devient de plus en plus évident.

P.-S.

L’intégralité du résumé de l’analyse du Roud Up en anglais ci-joint.

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