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Communiqué du Comité régional PACA de la LDH

Les hommages publics à l’OAS ne doivent plus être tolérés !

dimanche 3 juillet 2005, par LDH Arles

Le maire de Marignane a attribué à l’ADIMAD (Association de Défense des Intérêts Moraux et Matériels des Anciens Détenus et Exilés politiques de l’Algérie française) une parcelle vierge dans le nouveau cimetière de la ville.
L’ADIMAD souhaite y ériger un monument pour rendre hommage aux quatre "fusillés de l’OAS" (Organisation Armée Secrète) :

* Jean-Marie Bastien-Thiry qui a dirigé l’attentat du Petit-Clamart contre le Général de Gaulle,
* Roger Degueldre, chef des commandos " Delta ", qui a organisé l’assassinat des six inspecteurs des centres sociaux réunis autour de Mouloud Feraoun,
* Albert Dovecar et Claude Piegts qui ont participé à l’assassinat du commissaire de police Roger Gavoury.

Ces activistes ont été jugés, condamnés à mort par la justice française (à une époque où la peine de mort n’avait pas encore été abolie) et exécutés.

L’ADIMAD avait initialement l’intention d’inaugurer la stèle le 6 juillet 2005, en hommage à Roger Degueldre (exécuté le 6 juillet 1962).

De nombreuses associations ont demandé que soit interdit cet hommage public à l’OAS, groupe terroriste qui a fait des milliers de victimes en tentant par la terreur de garder l’Algérie française. La forte mobilisation de l’opinion a contraint le maire de Marignane à un recul : il a demandé à l’ADIMAD de renoncer à l’inauguration prévue, "le temps que les passions s’apaisent".

Nous restons mobilisés. Si une cérémonie devait se dérouler le 6 juillet, nous serions présents à Marignane, pacifiquement mais fermement.

Aujourd’hui, le conseil municipal de Toulon a décidé à l’unanimité de faire disparaître une tache de l’extrême-droite : le "carrefour Général Salan" portera désormais le nom plus conforme à la vérité historique de "carrefour Colonel Salan". Toulon rend ainsi hommage à un des libérateurs de la ville en 1944, et non au chef de l’OAS.

Nous remercions toutes celles et ceux qui ont permis de parvenir à ces résultats.

Il faut que nous restions vigilants. Il ne doit plus y avoir de cérémonies publiques d’hommage à ce groupe factieux !

Rester passif serait devenir complice.

Arles, le 25 juin 2005

Le comité régional PACA de la LDH

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