PROVENSOL | CAUCHEMARS

Les alliances assurent des profits maximales...

Des cochonneries dans les porcheries

Ce gigantisme,qui mène à la dystopie.

mercredi 19 août 2015, par Forum Civique Européen

La rapidité des fusions dans le marché de la production alimentaire avance à une telle allure qu’il est difficile de suivre... saviez vous que la plus grande société de production de viande de porc de la planète : SMITHFIELD appartient aujourd’hui à une société chinoise SHANGHUI ?
Ou qu’en 2013 les majors de la viande COOPERL et BIGARD se sont entendus avec six autres industriels de la viande pour limiter leurs achats afin de baisser le prix et donc appauvrir un peu plus les éleveurs ...une entente illicite qui leur à valu une amende salée de la part de l’Autorité de la concurrence : 4,57 millions d’euros pour les huit abatteurs bretons concernés comme le rappelle le quotidiens l’Humanité dans son édition de lundi (17 août 2015) Au regard rapide sur la seule histoire rapporté par Wikipedia de la transnationale SMITHFIELD on pourrait dire que ces amendes représentent des bricoles ....

Un peu d’histoire

La société Smithfield Foods a débuté sous le nom Smithfield Packing Company, société qui est restée aujourd’hui sa principale filiale, et a grandi en acquérant des sociétés telles que : Farmland Foods, Eckrich, et Premium Standard Farms. Il existe aux États-Unis de nombreuses marques connues qui appartiennent à Smithfield Foods, parmi lesquelles : Butterball, John Morrell, Gwaltney, Patrick Cudahy, Krakus Ham, Cook’s Ham et Stefano’s.

En 1998, l’entreprise s’installe en France avec le rachat de l’entreprise de charcuterie préemballée Société Bretonne de Salaisons (SBS) à Paribas5, et des sociétés Jean d’Erguet et Charcuterie Imperator à la famille Ducatel. Smithfield France SAS, filiale française de Smithfield, voit alors le jour, et possède trois sites de production implantés à Lampaul-Guimiliau (SBS), Quimper (Jean D’Erquet) et Saint-Priest-en-Jarez (Imperator).

En 2004, la filiale française se porte acquéreur de Jean Caby et de son usine de Saint-André-lez-Lille, et se renomme alors sa filiale française Groupe Jean Caby7. Elle acquiert également 22,4 % de l’entreprise espagnole Campofrío Alimentación S.A. et de sa filiale polonaise.

En 2006, Smithfield Foods rachète la société Aoste, détenue par Sara Lee depuis 1996, et possédant en France les marques Aoste, Justin Bridou et Cochonou10. Smithfields regroupe alors la marque Jean Caby et les 4 usines qu’il possédait au sein d’une entité nommée Groupe Aoste, qui regroupe les activités françaises de Smithfield.

En 2008, a lieu la fusion entre Campofrío Alimentación S.A. et la division européenne de Smithfield pour donner naissance au groupe Campofrío Food Group.

En février 2009, la société a annoncé qu’elle prévoyait de fermer aux États-Unis six fermes industrielles et de réduire le nombre de ses sociétés d’exploitation indépendantes de sept à trois.

Le 29 mai 2013, une entreprise chinoise spécialisée dans la production industrielle de viande, le groupe Shuanghui, annonce le rachat de Smithfield Foods pour 7,1 milliards de $, dette comprise.

Revenons à BIGARD pour l’exemple

En 2013 le leader de la viande en France, BIGARD , s’est acquitté pour sa part sans broncher de 1,75 millions euros d’amende. Il faut dire que le groupe affiche plus de quatre milliards de chiffres d’affaire. (citation la Marseillaise 18 août 2015)
Dans le conflit actuel cela ne peut pas surprendre que la société BIGARD et COOPERL refusent de participer à la réunion de crise organisée par Stéphane Le Fol, le ministre de l’agriculture.

Rêvez un bref moment.! Imaginez un ministère de l’agriculture qui publie l’histoire et l’organigramme des vingt années passées de fusions concentrations de ces énormes stabulations et le récit des infections contagieuses. Voir sur ce site http://www.journarles.org/spip.php?article644 Le résultat serait encore plus atroces, plus "cauchemardesque" que les images trouvés lors des rencontres internationales de la photographie cet été à Arles dans l’œuvre de Alexa BRUNET (photographies) et Patrick HERMAN (texte)

Dystopia — MAIN BASSE SUR L’AGRICULTURE

Une dystopie, également appelée contre-utopie, est un récit de fiction dépeignant une société imaginaire organisée de telle façon qu’elle empêche ses membres d’atteindre le bonheur. Une dystopie peut également être considérée comme une utopie qui vire au cauchemar et conduit donc à une contre-utopie. Les auteurs entendent ainsi mettre en garde le lecteur en montrant les conséquences néfastes d’une idéologie (ou d’une pratique) présente à notre époque (Source Wikipedia)

Pour feuilleter dans l’œuvre "DYSTOPIA - main basse sur l’agriculture" et consulter les textes très instructifs : http://www.alexabrunet.com/galerie-45.html

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