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Arles, dans le centre de la ville

Est-ce aux gendarmes de remplir les caisses de l’État et de contribuer à réduire la dette de la France ?

Il n’y a pas de saison pour les amendes ..

vendredi 8 novembre 2013, par Forum Civique Européen

Dans une période de crise – qui est d’ailleurs considérée par de nombreux observateurs tout simplement comme une arnaque organisée - les États endettés sous l’étau des banques essaient de discipliner les citoyens. Est-ce que la manifestation de la présence de l’autorité de l’Etat est une mesure d’intimidation ou de prévention face au risque d’une protestation virulente prévisible ? Est ce que ce phénomène se manifeste partout en Europe ? Ou seulement en France dans le pays qui compte le plus grand nombre des milliardaires et le primat de la rémunération des chefs d’entreprises en Europe ? Ou est ce que cette présence doit elle renflouer les caisses de l’État ? Voici une lettre envoyée à la rédaction de www.Journarles.org .

Les commerçants du centre ville d’Arles ont la vie dure.

Les deux zones commerciales d’Arles Sud et celle à la sortie Nord mettent à disposition une offre gigantesque et facile d’accès, pendant que les commerçants du centre ville, qui font heureusement vivre la Cité - non seulement sont difficiles d’accès, mais on les embête d’une manière assez sournoise et pas du tout « friendly ». Ce n’est pas le charme français qui domine mais plutôt une hargne désagréable qui donne l’impression, que les gendarmes de la ville ne sont pas là pour aider les habitants à vivre en paix mais pour faire du chiffre, remplir les caisses vides de l’État.

Il est évident qu’un gendarme placé au bord d’une route dans le paysage fera moins de chiffre d’affaire avec les amendes du contrôle des ceintures de sécurité que dans les recoins des ruelles pittoresques de la belle ville d’Arles « à la chasse aux ceintures non mises ».

Est ce que Monsieur le Maire a la possibilité de faire valoir son influence à ce sujet ?

Sortant d’une librairie connue de la Ville, chargé de livres et plongé dans une discussion animée provoquée par la rencontre d’un écrivain.... j’essaie de sortir du parking, mais une colonne de véhicules nous fait rouler au pas. Nous discutons sur la Guyane et des dégâts forestiers. Le carrefour un peu plus loin est bouché. Je découvre la cause de ce ralentissement. Une gendarme assez esthétique gère la circulation. Encore trois voitures jusqu’à elle. On met tranquillement nos ceintures à 40 m du parking que nos venons de quitter.

Encore deux voitures et c’est notre tour. Elle nous fait signe de s’arrêter. Zut au fond on ne voulait pas tourner à gauche mais bon … « Papiers ! ». La belle gendarme nous dit que nous n’avions pas les ceintures …... elle nous parle, malgré notre calme sur un ton inamicale et autoritaire. De toute façon si le ton et la manière avaient été un peu plus aimable, son intervention aurait pu se comprendre, mais que les gendarmes parlent ainsi aux habitants et touristes, ça relève du racket et de l’obsession du « chiffre ». Pauvres commerçants qui suent pour accueillir gentiment des clients dans la vielle ville ....

Est-ce aux gendarmes de remplir les caisses de l’État et de contribuer à réduire la dette de la France ?

Ce mécanisme qu’on veut nous imposer à nous tous et même aux gendarmes qui doivent faire du chiffre fonctionne dans le contexte de l’austérité actuelle. Patrick VIVERET ancien de la cour des comptes résume comme suit ce genre de prélèvement subsidiaire.

Le premier poste des dépenses de l’État est le service de la dette, c’est à dire le paiement des intérêts pour les emprunts. Chaque année 50 milliards d’€uro sont payés au titre de la dette par un pays comme la France.
A qui ? Et à quel prix ? Qu’est ce qui se passe ?
La cour des comptes a mis en évidence qu’il y a eu 100 milliards d’exonérations fiscales au cours des dix années passées. Qui a bénéficié des ces exonérations fiscales ? Les catégories les plus riches.
Avec ce revenu supplémentaire elles ont pu et vont prêter notamment aux États. Alors qu’elles payent moins d’impôts les riches gagnent une première fois. Avec ce supplément d’argent disponible elles prêtent aux États et elles encaissent les intérêts de la dette. Donc ces catégories – les plus riches – gagnent deux fois.
Mais pour les catégories les plus modestes au contraire c’est la double peine. Elles perdent une première fois parce que moins d’impôts payés par les riches veut dire moins de services publiques, moins de transferts sociaux, moins d’allocations, moins d’aide de toute sortes etc... Les catégories modestes perdent une deuxième fois en payant les intérêts de la dette de l’État comme contribuable à travers la TVA, les impôts, les prélèvements

et ne pas oublier par l’encaissement de plus en plus frénétique d’amendes « à tous les coins de rues ».

Une conductrice du Pays d’Arles*

Le nom est connu à la rédaction.

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